Opération Attention: douce transition au Centre d’entraînement militaire de Kaboul (PHOTOS/VIDÉO)

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Nicolas Laffont est actuellement en reportage en Afghanistan avec les Forces canadiennes déployées pour l’Opération Attention.

En 1836, 200 insurgés américains et mexicains combattirent les forces mexicaines à Fort Alamo. 177 ans plus tard, 200 Canadiens et 200 autres membres de la Coalition construisent une armée afghane au Camp Alamo, en banlieue est de Kaboul.

«Les Afghans ont beaucoup évolué depuis notre première présence, a déclaré le lieutenant-colonel Jason Langelier, chef d’état-major du groupe consultatif sur l’instruction du Centre d’entraînement militaire de Kaboul (Kabul military training center, KMTC)». Nous, la roto 2 de l’Op. Attention, on est rendu à l’étape où leur capacité est assez avancé et où nous avons une présence au niveau de l’échelon supérieur de la gestion du KMTC».

Le colonel Peter Williams, commandant du groupe consultatif sur l’instruction du KMTC a expliqué à 45eNord.ca quel est le rôle des Canadiens à Alamo: «L’objectif du Camp Alamo [et des conseillers]est d’aider nos homologues du KMTC».

Le KMTC est le principal établissement d’instruction de l’Armée nationale afghane.

C’est ici qu’est offerte l’instruction de base et une partie des instructions avancées à l’intention des recrues, des sous-officiers et des officiers, y compris les candidates au grade d’officier.

On retrouve des cours d’alphabétisation, d’informatique, du maniement des armes, de tactiques, de leadership, de conduite de véhicules et de techniques d’enseignement.

L’OTAN a attribué 80 millions $ en 2011 et 24 millions en 2012 pour le développement des infrastructures. Il y a désormais une centaine de bâtiments, dont une grande partie sont neuves.

Bien que commandant, le colonel Williams est aussi le conseiller/aviseur auprès du commandant du KMTC, le brigadier-général Aminullah Patyani et dit se considérer chanceux d’être son conseiller principal.

Le brigadier-général a servi à Kandahar, où ses soldats se sont battus côte-à-côte avec les Canadiens. «Nous entretenons une relation spéciale avec lui, un partenariat que j’espère consolider davantage au cours de la prochaine année.», avait déclaré un peu plus tôt cette année le colonel canadien.

Centre d’entraînement militaire de Kaboul, au 1er janvier 2013

  • Brigade d’instruction des officiers: 20 étudiants
  • Brigade d’instruction des sous-officiers: 1 477 étudiants
  • Brigade d’instruction des soldats: 4 672 étudiants
  • Brigade des compétences spécialisées: 323 étudiants
  • Bataillon d’instruction des femmes: 16 étudiantes

En plus des Canadiens, on retrouve des Américains, Britanniques, Francais, Roumains, Turcs, Jordadiennes, Croates, Belges, Australiens, Suédois, Danois et Finlandais au Camp Alamo.

Du côté du KMTC, 850 instructeurs afghans se chargent des cours auprès de 6 500 étudiants, dont 4 700 suivant l’instruction élémentaire des guerriers.

Le sergent Claude Bélanger est commandant-adjoint de l’équipe de conseillers au Centre d’alphabétisation du KMTC. Lors d’une rencontre avec Abdulamin Ahmadyar, le sergent-major du Centre d’alphabétisation, tous deux ont discuté de la récente inauguration du centre.

Avec une capacité d’environ 2 800 étudiants dans une série bâtiments flambants neufs, le centre sera le fer de lance de l’alphabétisation des soldats.

Seuls des 10% des recrues sont alphabétisées en rentrant au cours d’instruction élémentaire, mais ce taux grimpe à 87% après 64 heures de pratiques.

Le plan de transition du KMTC de l’OTAN prévoit réduire la présence de conseillers canadiens au fur et à mesure que le centre passera plusieurs jalons. L’institution est actuellement capable de fonctionner avec une présence minimum de la Coalition. Plus tard, elle fonctionnera seule avec un contrôle minime des troupes étrangères, avant d’être entièrement placé sous le contrôle afghan. Les commandes du quartier-général du KMTC doivent ainsi être remises au courant du premier trimestre 2014.

Toutefois, lorsque la prochaine rotation canadienne arrivera cet été, il ne devrait rester plus que 10% de l’effectif actuel de la mission de formation de l’OTAN en Afghanistan.

La vie à Alamo

Après avoir organisé des Jeux Olympiques au cours de l’été 2012, ce sont des journées culturelles sur chaque nationalité présente au camp qui auront lieux au début de 2013.
Pour manger, les militaires et civils du Camp Alamo vont au DFAC, la cafétéria. Juste à côté se trouve un café où ils peuvent commander ce qu’ils désirent. Encore à côté, un MWR (Moral, Bien-être et loisirs) permet de téléphoner ou surfer sur Internet. Des marchands afghans viennent aussi régulièrement proposer leur marchandise… il ne faut pas oublier de négocier les prix!

Soccer, hockey, basket-ball, salle d’entraînement, les activités sportives ne manquent pas et la clinique est là si jamais quelqu’un se blesse. Le lieutenant de vaisseau Benzaid El Mostafa, médecin-chef au Camp Alamo précise que la clinique est à la disposition des Canadiens, mais aussi des autres nationalités et des civils du camp.

Bref, souvenez-vous de l’Alamo!

*Le matériel de protection visuel porté par notre journaliste durant son séjour, des lunettes Sawfly, est une gracieuseté de la compagnie montréalaise Revision Military.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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