Ottawa veut plus d’informations d’Alger sur les preneurs d’otages

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Le ministère des Affaires étrangères veut en savoir plus sur les Canadiens en Algérie responsables de la prise d'otages (Photo: Peregrine981, Wikipédia)
Le ministère des Affaires étrangères veut en savoir plus sur les Canadiens en Algérie responsables de la prise d’otages (Photo: Peregrine981, Wikipédia)

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a demandé aux autorités algériennes de lui transmettre les renseignements qui leur avaient permis d’affirmer que le commando ayant attaqué le site gazier d’In Amenas était composé notamment de deux Canadiens.

L’ambassadeur d’Algérie en poste à Ottawa a ainsi été convoqué par le gouvernement canadien afin de faire le point sur la situation, a précisé un représentant du gouvernement qui a requis l’anonymat.

Le gouvernement fédéral tente de savoir si les papiers d’identification des deux islamistes sont authentiques ou faux. Le gouvernement se dit par ailleurs agacé par le manque de renseignements de la part des autorités algériennes.

Selon le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, onze Tunisiens, trois Algériens, un Mauritanien, deux Nigériens, deux Canadiens, des Égyptiens et des Maliens composaient le groupe de 32 hommes, dont 29 ont été tués et trois arrêtés. Les survivants ont été identifiés comme deux Algériens et un Tunisien.

Trente sept otages étrangers et un Algérien ont perdu la vie lors de l’attaque et de la prise d’otages. Cinq étrangers sont toujours portés disparus.

Ottawa a jusqu’à présent refusé de commenter cette affaire, expliquant manquer d’informations. D’autres gouvernements ont de leur côté déploré l’opacité entourant l’opération algérienne.

Dans un article paru le lundi 21 janvier, où il est est fait appel au témoignage de l’ex-agent des services secrets canadiens et expert en matière de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, l’AFP va jusqu’à affirmer que le Canada et, en particulier, la métropole québécoise, Montréal, constituent plus une base arrière qu’une cible pour les extrémistes islamistes, tout particulièrement les algériens.

Même si des terroristes ont utilisé des papiers d’identification canadiens en Algérie, ce ne sera pas suffisant pour miner la confiance des représentants du gouvernement américain en leurs homologues canadiens, estime David Biette, directeur du Canada Institute au Woodrow Wilson International Centre à Washington.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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