Production et distribution des nouveaux uniformes militaires canadiens: c’est parti!

0
Les réservistes du 34e Groupe Brigade, basée à Montréal et du 35e, basée à Québec, s'avance pour " prendre contact avec l'ennemi" (Photo 34 GBC)
En tenue de combat, les réservistes du 34e Groupe Brigade, basée à Montréal et du 35e, basée à Québec, s’avance pour  » prendre contact avec l’ennemi » (Photo 34 GBC)

Après 18 mois d’essai et de rétroaction des utilisateurs opérationnels, la production des uniformes de combat améliorés destinés aux militaires canadiens vient d’être entamée et les premiers nouveaux uniformes seront bientôt distribués, annonce cette semaine l’Armée canadienne.

Les militaires en déploiement seront les premiers à recevoir les uniformes, et la priorité sera accordée aux tailles faisant l’objet d’une pénurie critique dans les Forces canadiennes. La production et la distribution seront étalées de façon à permettre à l’Armée d’évaluer et d’adapter les uniformes sur une longue période.

Le ministère de la Défense avait déjà fait savoir l’automne dernier qu’un contrat avait été attribué pour l’acquisition d’uniformes de combat améliorés, ce qui serait le changement le plus radical pour l’uniforme de combat depuis les années 1970.

Les améliorations, comprennent plus de vingt changements qui procureront, assure-t-on, un confort accru, une protection renforcée et une meilleure intégration avec l’équipement de protection individuelle, ce qui permettra aux militaires d’être plus efficaces à l’entraînement et dans l’exécution de leurs tâches en déploiement.

Voici  un récapitulatif des principaux changements:

  • des poches et des fermetures éclair plates, permettant d’éviter les points de pression.
  • un col flexible de style chinois;
  • des genouillères souples intégrées;
  • des poches et des fermetures éclair plates, permettant d’éviter les points de pression;
  • un dos extensible, pour une amplitude de mouvements accrue;
  • un tour de taille flexible, pour un meilleur ajustement.

«Les uniformes s’harmonisent mieux avec le reste de l’équipement de combat, tout en offrant un meilleur confort et une plus grande souplesse pour l’adaptation à l’environnement dans lequel les militaires sont déployés», indique le major Stéphane Dufour, de la section des besoins des systèmes du soldat, au sein de la Direction – Besoins en ressources terrestres.

Les genouillères souples intégrées, par exemple, procureront une protection à l’intérieur et à l’extérieur d’un véhicule, tandis que les poches de poitrine plates permettront d’éviter les points de pression avec le port de la veste de protection balistique et de la veste pare-éclats.

En outre, l’uniforme de combat amélioré aura un col flexible de style chinois et, bien sûr, les uniformes continueront d’arborer le caractéristique dessin de camouflage canadien qui permet aux militaires de se fondre dans l’environnement de campagne.

Et, pendant que se fera la production et la distribution du nouvel uniforme, le processus d’amélioration se poursuivra aussi: «L’idée est d’acheter des uniformes de façon régulière, mais en petite quantité, pour que nous puissions les améliorer chaque fois, au lieu de les acheter tous en même temps et de les garder tels quels pendant 20 ans. En procédant à l’acquisition en lot, nous pourrons apporter des améliorations en fonction des commentaires que nous recevrons», explique le major Dufour.

Au départ, 45 000 uniformes arborant le dessin de camouflage canadien pour régions boisées tempérées seront fabriqués par l’entreprise de Winnipeg Peerless Garments, à un coût évalué à 8,5 millions $, et le contrat comprend une option pour la confection de pantalons et de vestes additionnels avec ce dessin ou le dessin de camouflage canadien pour régions arides, selon les besoins.

À lire aussi:

Un uniforme de combat amélioré pour les Forces canadiennes >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.