Syrie: fermeture de l’aéroport d’Alep et violents combats près de Damas

3
Alep, métropole de Syrie (Photo: Kevorkmail, WikiCommons)
Alep, métropole de Syrie (Photo: Kevorkmail, WikiCommons)
Les affrontements entre les troupes gouvernementales et les insurgés ce mardi 1er janvier ont forcé la fermeture de l’aéroport d’Alep, la métropole économique de la Syrie, alors que de violents combats font fait rage dans la banlieue de la capitale, Damas, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’OSDH est un organisme indépendant qui s’appuie sur un réseau de militants, médecin, travailleurs et citoyens sur le terrain pour se tenir informé de la situation en Syrie.

Les forces de l’opposition, qui tentent de renverser le régime de Bashar Al-Assad depuis 21 mois dans une guerre civile qui a fait jusqu’à maintenant 45 000 morts,  se sont emparées de grandes portions de territoire dans la province d’Alep, à l’ouest et au nord de la ville, jusqu’à la frontière turque, et luttent pour le contrôle de la ville elle-même depuis l’été.

Dans les dernières semaines, les rebelles ont intensifié leurs attaques sur les aéroports de la province d’Alep, en essayant de réduire petit à petit la puissance aérienne du gouvernement, qui  est le plus grand obstacle à l’avance des insurgés.

Depuis des mois, l’armée de l’air du régime Al-Assad, pour sa part, bombarde et mitraille les positions des rebelles et attaque les villes contrôlées par les forces de l’opposition, qui n’ont pas d’armes anti-aériennes efficaces pour contrer ces attaques.

Il y aussi de violents combats à Déraya, au sud-ouest de la capitale, l’une des plus proches banlieues de la capitale, où se trouvent une base aérienne stratégique, ainsi que le siège ministère syrien de l’Intérieur où le ministre syrien de l’Intérieur avait d’ailleurs été blessé lors d’une attaque-suicide il y a quelques semaines.

Finalement, l’Observatoire signale aussi des bombardements sporadiques et des affrontements dans les quartiers sud de Damas et le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk.

Les belligérants, de part et d’autre, combattent de plus en plus férocement. Ici, des soldats du gouvernement syrien exécutent des prisonniers rebelles (Source, OSDH; attention, images crues)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion3 commentaires

  1. Quel est le but et l’idée de ces guerres…Pourquoi l’homme est t’il si cruel et violent…Peu importe le pourquoi…Ces soldats auraient du simplement exécuté ces rebelles une balle dans la tête au lieu de les torturés ainsi…Barbare voilà ce que nous sommes tous devenu…

  2. Antoine Collin

    Je pourrais pas le jurer, mais il me semble qu’en fait d’exécution, il s’agirait plutôt de torture à mort du genre interdit par les conventions internationales.