Syrie: important échange de prisonniers entre le régime et les rebelles (MàJ)

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Mise à jour 09-01-13 à 18h30

L’émissaire international sur la Syrie Lakhdar Brahimi a dit mercredi ne pas voir le président syrien Bashar al Assad faire partie d’un gouvernement de transition tel que recommandé par le plan de paix entériné par les grandes puissances l’an dernier, rapporte Reuters.

« Il ne serait certainement pas membre de ce gouvernement », a déclaré le diplomate algérien dans une interview accordée à l’agence de presse au Caire.

Une cinquantaine d’Iraniens retenus par les rebelles syriens ont été libérés ce mercredi 9 janvier en échange de plus de 2 000 personnes détenues par le régime, tandis que l’émissaire Lakhdar Brahimi discutera pour sa part  de nouveau quant vendredi avec les  Russes et les Américains de solutions à la crise syrienne.

Il s’agit du plus important échange de détenus depuis le début du conflit il y a près de deux ans. C’est aussi la première fois qu’un tel échange est annoncé publiquement, un geste sans précédent de la part de Damas en faveur de son allié iranien, deux régimes isolés au plan international.

Pendant ce temps, les combats font toujours rage. En outre, de fortes intempéries dans certaines parties du pays aggravent la crise humanitaire non seulement en Syrie, mais dans les camps de réfugiés dans les pays voisins.

Quant à lui,  Lakhdar Brahimi, l’émissaire de l’Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie, il aura des discussions le vendredi 11 janvier à Genève avec des diplomates russe et américain, dans un effort pour relancer la déclaration de Genève, rapporte l’agence russe Interfax, citant le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Adoptée en juin par le Groupe de contact sur la Syrie, la déclaration de Genève prévoyait la formation d’un gouvernement de transition mais ne statuait pas sur le sort du président Bashar al Assad, dont l’opposition exige le départ comme préalable à toute négociation alors qu’Assad refuse obstinément de partir.

Pour sa part, la Russie, qui n’avait pas encore réagi officiellement aux propositions formulées par Assad et rejetées par l’opposition syrienne, l’ONU, l’Occident et le monde arabe, et qui n’avait reçu comme seul soutien que celui de l’Iran, a dit ce mercredi 9 janvier estimer que les idées avancées par le président syrien dans son discours de dimanche dernier devaient être prises en considération dans la recherche d’une solution à la crise.

Quant aux otages, ils sont arrivés ce mercredi dans un hôtel de Damas où les attendait l’ambassadeur d’Iran Mohammad Reza Chibani. Les insurgés les ont libérés après que le régime de Bashar Al-Assad eut accepté de relâcher 2 135 prisonniers rebelles, dont « des figures importantes ».

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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