Syrie: le président Al-Assad prononcera un discours à la nation le dimanche 6 janvier

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Le président syrien veut vivre et mourir dans son pays (Photo: capture CNN)
Le président syrien veut vivre et mourir dans son pays (Photo: capture CNN)

Le président syrien Bachar al-Assad prononcera un discours le  dimanche 6 janvier sur les développements de la guerre civile en Syrie, annonce ce samedi 5 janvier l’agence de presse syrienne SANA.

«Le président prononcera un discours dimanche matin sur les derniers développements en Syrie et dans la région», a annoncé en effet samedi soir l’agence Sana, sans aucune autre précision, comme on peut le voir sur le site de l’agence de presse officielle syrienne..

Au 22e mois de violences qui ont fait plus de 60 000 morts selon le dernier bilan du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, les troupes du régime Assad ont été chassées de larges zones du nord et de l’est du pays. Les forces syriennes se battent maintenant pour repousser les rebelles de la banlieue de la Damas et, surtout, les empêcher de s’emparer de la capitale, siège du pouvoir du régime.

Mais Bashar Al-Assad, jusqu’à maintenant, s’est toujours déclaré déterminé à en finir avec les rebelles qu’il qualifie de «terroristes armés et financés par l’étranger», et voit dans l’insurrection un complot de l’étranger.

Dans sa dernière interview accordée à une télévision russe et diffusée début novembre, M. Assad avait d’ailleurs rejeté toute idée d’exil en affirmant qu’il «vivr(ait) et mourr(ait) en Syrie».

Le 29 décembre, le ministre russe des Affaires Étrangères, qui recevait à Moscou l’émissaire des Nations-Unies Lakhdar Brahimi, qui revenait de Syrie, avait affirmé que le président Al-Assad entendait rester au pouvoir «jusqu’au bout» et qu’il était impossible de l’en dissuader.

Selon le quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar le président syrien pourrait présenter maintenant un plan qui prévoit un cessez-le-feu sous surveillance d’observateurs internationaux, une Constituante pour rédiger une nouvelle loi fondamentale, la formation d’un gouvernement d’union nationale et des élections parlementaires libres, mais dont la condition sine qua non, refusée jusqu’à maintenant par l’opposition, serait qu’il puisse être candidat à sa propre succession en 2014.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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