Transfert de la responsabilité de la sécurité aux Afghans dès ce printemps, annonce Obama

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Le président afghan Hamid Karzaï se prépare à passer les troupes en revue au Pentagone le 10 janvier (Photo: Erin A. Kirk-Cuomo, DoD)
Le président afghan Hamid Karzaï se prépare à passer les troupes en revue au Pentagone le 10 janvier (Photo: Erin A. Kirk-Cuomo, DoD)

Obama et Karzaï sont tombés d’accord pour accélérer le transfert de la responsabilité aux Afghans. Le président Barack Obama et le président afghan Hamid Karzaï ont annoncé vendredi avoir décidé d’accélérer un peu l’échéancier du transfert aux forces de sécurité de la sécurité, les troupes américaines n’ayant plus qu’un rôle de soutien.. Le président Obama a aussi déclaré que lui et son homologue afghan s’étaient mis d’accord pour les prisonniers de guerre soient remis au gouvernement afghan.

Les capacités de l’armée afghane ont «dépassé les attentes initiales », ont déclaré les deux chefs d’État. après leur réunion à la Maison Blanche. En conséquence, Obama a dit qu’il a accédé au désir de Karzaï pour mettre les forces afghanes en tête de combat dans son pays dès ce printemps, plutôt que d’attendre jusqu’à l’été.

Dans leur déclaration, les dirigeants ont indiqué qu’ils ont discuté de la possibilité d’une présence continue des troupes américaines au-delà de décembre 2014, lors de la fin mission de combat américaine et alliée, mais qu’ils n’ont pas finalisé les détails d’une entente à ce sujet.

Toutefois, le président Barack Obama a prévenu qu’une éventuelle présence de soldats américains sur le sol de l’Afghanistan après la fin de la mission de combat de l’OTAN en 2014 était conditionnelle à ce que Kaboul accepte de leur accorder l’immunité juridique.

Alors que les États-Unis ont aujourd’hui 66 000 soldats en Afghanistan, les responsables militaires américains en Afghanistan ont proposé de conserver de 6 000 à 15 000 soldats américains après 2014 pour poursuivre la traque des terroristes la formation des forces de sécurité afghanes. Mais la Maison Blanche, qui tend à privilégier un niveau des troupes inférieure à ce que recommande les généraux, pourrait même décider de ne laisser aucune troupes américaines sur le terrain.

« Nous n’excluons aucune option, » avait déclaré Ben Rhodes, conseiller adjoint d’Obama à la sécurité nationale, plus tôt cette semaine. « Nous ne sommes pas guidés par l’objectif d’un certain nombre de troupes américaines dans le pays, nous sommes guidés par les objectifs que le président a mis de l’avant -Perturber, démanteler et vaincre Al-Qaïda. »

La réunion de vendredi a été la première entre Obama et Karzaï depuis l’élection présidentielle de novembre aux États-Unis.

La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton et le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, vont tous deux quitter leurs postes dans les prochaines semaines. Le président a nommé le sénateur John Kerry, sénateur démocrate du Massachussetts, à la tête de la diplomatie américaine et l’ancien sénateur républicain Chuck Hagel, à la direction du ministère américain de la Défense. John Kerry et Hagel sont susceptibles de favoriser un retrait plus rapide des forces américaines.

Karzaï, qui avait été été accueilli au Pentagone la veille, le jeudi 10 janvier, par une garde d’honneur, avait déclaré qu’il ne pouvait assurer au peuple américain que son pays « ne plus jamais être menacée par des terroristes allant au delà de nos frontières ». C,est e l’Aghanistan qu’Al-Qaïda avait orchestré les attaques meurtrières du World Trade Center de septembre 2001.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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