Accident à la centrale de Tchernobyl: un toit s’effondre

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À quelques dizaines de mètres seulement du sarcophage recouvrant les restes du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, un accident s’est produit mardi sans faire de blessés.

Le toit et un mur de la salle des turbines se sont ainsi effondrés en raison de l’accumulation de neige sur le toit.

Les groupes français Vinci et Bouygues ont annoncé avoir évacué «par précaution» leur personnel du site de Tchernobyl.

Situé à 150 mètres de ce bâtiment, le chantier de construction du nouveau sarcophage destiné à recouvrir la chape existante, a été évacué immédiatement par précaution et l’ensemble des quelque 80 collaborateurs de Novarka, l’entreprise conjointe de Vinci et Bouygues, ont été contrôlés, a déclaré une porte-parole de Bouygues.

«Novarka est en train d’effectuer toutes les mesures de contrôle de contamination surfacique. Celles-ci sont jusqu’à présent en dessous des seuils admissibles», a ajouté la porte-parole.

Le mur en béton et le toit métallique ont été construits après la catastrophe de 1986 et ne font pas partie des éléments du sarcophage, a assuré l’Agence ukrainienne des situations d’urgence dans un communiqué.

Une enquête est en cours.

L’ONG Greenpeace s’est déclaré inquiète. «Même si le niveau de radiation n’a pas changé, c’est un signe inquiétant», a déclaré à Interfax Vladimir Tchourov, un responsable de Greenpeace-Russie.

«S’il y a des éléments qui s’écroulent dans la salle des turbines, il n’y a aucune garantie que le sarcophage bâti en 1986 ne commence à s’effondrer prochainement», a-t-il ajouté.

L’auteur de ces lignes s’est rendu a Tchernobyl pour les 25 ans de l’explosion du réacteur numéro 4 en avril 2011 et déjà des fissures et de la rouille apparaissaient sur le sarcophage, entourant le réacteur, construit dans l’urgence. Il y a encore 200 tonnes de déchets hautement radioactifs sous ce sarcophage. Avec les travaux de consolidation effectués, il y a peu, Volodymyr Kholocha, le directeur de la zone d’exclusion, affirmait alors qu’il pouvait tenir jusqu’en 2025.

Un nouveau sarcophage (en réalité plutôt une grande arche de 108 m de haut), prévu dans un premier temps pour 2012, puis désormais pour 2016, est donc en cours de construction par le consortium français Bouygues et Vinci. «Le coût total des travaux est évalué à 1,540 milliard $», estimait M. Kholocha.

Fin avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, situé à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, près des frontières russe et biélorusse  avait explosé, contaminant ainsi une bonne partie de l’Europe, mais surtout l’Ukraine, la Russie et le Bélarus.

On connaît l’éventail des matières radioactives relâchées; principalement l’améri­cium 241, les plutoniums 238-239 et 240, les curiums 242 et 244 et le césium 137. En revanche, le bilan de la catastrophe fait toujours polémique.

Un bilan de l’ONU de 2005 fait état de 4 000 morts, tandis qu’un rapport du directeur du laboratoire de démographie médicale en Ukraine parle plutôt de 34 449 morts parmi les liquidateurs en 2004. Un autre rapport mentionne, lui… 31 morts.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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