Affrontements entre policiers et manifestants pour les deux ans de la chute de Moubarak

Des heurts ont affronté les forces de l'ordre et des manifestants s'opposant au régime, ce lundi, devant le palais présidentiel, pour le deuxième anniversaire de la chute d'Hosni Moubarak (Photo: Enough is enough/Facebook)
Des heurts ont affronté les forces de l'ordre et des manifestants s'opposant au régime, ce lundi, devant le palais présidentiel, pour le deuxième anniversaire de la chute d'Hosni Moubarak (Photo: Enough is enough/Facebook)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Des heurts ont affronté les forces de l'ordre et des manifestants s'opposant au régime, ce lundi, devant le palais présidentiel, pour le deuxième anniversaire de la chute d'Hosni Moubarak (Photo: Enough is enough/Facebook)
Les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants (Photo: Enough is enough/Facebook)

Pour le deuxième anniversaire de la chute d’Hosni Moubarak, des affrontements ont opposé, ce lundi soir, forces de l’ordre et manifestants anti-Morsi, devant le palais présidentiel. Renforcées pour l’occasion, les forces de l’ordre ont dû employer canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser les centaines d’opposants au régime.

Depuis plusieurs mois, Mohamed Morsi subit, à son tour, la révolte du peuple égyptien. Élu lors du scrutin de juin dernier, l’actuel chef d’État égyptien est toujours contesté.

Aussi symbolique soit-il, le deuxième anniversaire de la chute de Moubarak n’a pas dérogé à la règle. Plusieurs centaines de manifestants ont ainsi répondu à l’appel de l’opposition pour réclamer la réalisation des objectifs de la révolte populaire.

Plusieurs pancartes ont mentionné «la révolution continue» alors que les manifestants ont scandé qu’«une fois le sang versé, il n’y a plus de légitimité».

«Une minorité en colère»

Les forces de l’ordre ont du intervenir devant le palais présidentiel. Gaz lacrymogènes et canons à eau ont été utilisés afin de disperser les manifestants, ces derniers lançant des projectiles sur le palais d’al-Ittihadiya, à Héliopolis, dans la banlieue du Caire, selon la télévision publique égyptienne.

Dans un communiqué, le ministre égyptien de l’Intérieur a estimé qu’il s’agissait d’une «minorité en colère» ayant déclenché les heurts en essayant d’enlever des fils barbelés devant la grille du palais.

Malgré les nouveaux affrontements ayant émaillé cette manifestation, cette dernière n’a pas eu l’envergure des précédentes. Seules quelques centaines de personnes ont crié leur désaccord devant le palais présidentiel. Dans le même temps, un millier de manifestants se sont rassemblés sur la place Tahrir, berceau de la révolution de 2011.

La télévision d’État et certains témoins rapportent également qu’un pont important de la capitale a été temporairement bloqué par des manifestants, ces derniers ayant également brièvement perturbé la circulation du métro dans une station du Caire.

Le gouvernement Morsi en ligne de mire

Le 11 février 2011, Hosni Moubarak démissionne de ses fonctions de président de la république. Sous la pression d’une révolution populaire, il fuit en direction de Charm el-Cheikh. Aujourd’hui, il reste dans l’attente d’un nouveau procès après sa condamnation à perpétuité.

De son côté, l’Égypte poursuit sa révolte. Depuis plusieurs mois, le pays est touché par des violences récurrentes. Le 28 janvier dernier, le président Morsi a décrété l’état d’urgence dans trois provinces, Port-Saïd, Suez et Ismaïliya.

Car deux ans après la chute du chef d’État, les Égyptiens n’ont pas pu observer le changement démocratique tant espéré. Ils revendiquaient alors «pain, liberté, justice sociale et dignité humaine». Mais le gouvernement de Mohamed Morsi ne leur sied pas. Bien au contraire.

A lire aussi:

Égypte: un ministre démissionne en protestation à des violences policières >>

Égypte: l’opposition veut que Morsi soit traduit en justice >>

Violences en Egypte: Morsi décrète l’état d’urgence dans trois provinces >>