Au Mali, on passe de la guerre à la guérilla

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Soldat français et africains au Mali (Photo: ECPAD)
Soldat français et africains au Mali (Photo: ECPAD)

Ayant pour ainsi dire perdu la guerre, les forces islamistes se tournent maintenant vers la guérilla.

Les islamistes armés qui ont abandonné presque sans combats le nord du Mali face à l’offensive des soldats français et maliens, ont déclaré jeudi avoir ouvert un nouveau front, en posant des mines qui ont tué quatre civils maliens mercredi entre Douentza et Gao, rapportait aujourd’hui l’AFP.

“Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes”, a déclaré dans un communiqué adressé à l’agence française le porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Abu Walid Sahraoui.

Pendant ce temps, plus au nord, dans la région de Kidal et le massif montagneux des Ifoghas, près de la frontière algérienne, l’aviation française a mené de nombreux raids contre des positions et dépôts d’armements des groupes islamistes qui y sont réfugiés.

Quant à la ville de Kidal même, elle est tenue par des rebelles touaregs et des islamistes modérés et elle est “sécurisée” par quelque 1 800 soldats tchadiens. Les troupes françaises, pour leur part,contrôlent l’aéroport.

Les touaregs du MNLA et les membres d’un groupe islamiste dissident issu de la scission d’Ansar Dine avaient offert leur collaboration aux forces française et internationales, mais, craignant des exactions et des représailles, avaient exigé que les forces maliennes n’entrent pas dans Kidal.

Par ailleurs, le ministère français de la Défense a publié le point de la situation au Mali depuis le 4 février jusqu’à aujourd’hui le 7 février, nous le reproduisons ici.

Les opérations aériennes françaises se sont poursuivies avec plus de 70 sorties aériennes dont près d’une vingtaine dédiées aux frappes aériennes. Ces opérations ont permis le traitement de 5 objectifs, principalement des dépôts logistiques et des centres d’entrainement dans la zone d’Aguelhok.

Les autres sorties ont été consacrées pour une trentaine, à l’acheminement stratégique au profit de nos forces et pour les autres au soutien des opérations aériennes (ravitaillement et renseignement).

Au sol, le dispositif français s’étend désormais de Bamako à Kidal grâce à des éléments qui, en coordination avec les FAM [forces armées maliennes]et les forces africaines de la MISMA ou des tchadiens contrôlent les principales villes du pays.

A Gao et Tombouctou, les patrouilles mixtes se poursuivent. Un S/GTIA du GTIA 21 a basculé vers Douentza alors que le reste des éléments poursuivent la sécurisation de la ville de Gao, Tombouctou et ses abords.

Le SGTIA du 1er RIMA s’est déployé au nord de Gao.

Le GTIA 92 débarqué du BPC Dixmude le 28 janvier à Dakar, est entré au Mali en début de semaine. Une partie des ces éléments est arrivé hier à Sevaré.
A Gao toujours, une troisième antenne chirurgicale avancée (ACA) est opérationnelle. Elle complète ainsi le dispositif de soutien sanitaire du théâtre qui comptait déjà une ACA à Bamako et une ACA à Sévaéré. Compte tenu des élongations du théâtre malien et de l’éclatement du dispositif français, ces éléments permettent d’apporter un soutien au plus près pour les troupes déployées sur le terrain.

A Kidal, une compagnie du 1er RCP assure la sécurité de l’aéroport en coordination avec les tchadiens.

A Sévaré, ce sont deux hélicoptères Belges qui assurent l’évacuation sanitaire au profit des forces françaises et africaines.

De son côté et toujours dans ce même esprit de soutien au plus près des forces, le bataillon logistique poursuit sa montée en puissance. Un sous-groupement tactique logistique est déjà opérationnel depuis Bamako.

Ainsi, ce sont près de 4000 soldats français qui sont présents sur le sol malien. A leurs côtés, près de 4000 soldats africains sont désormais présents au Mali, dont près de 2200 soldats de la MISMA appartenant au Togo (640), au Burkina Faso (500), au Nigéria (240), au Niger (530), au Bénin (150) et au Sénégal (50). D’autres éléments sont attendus dans les semaines à venir.

N.D.L.R

  • S/ GTIA = sous-groupement tactique interarmes
  • GTIA = groupe tactique interarmes
  • FAM = forces armées maliennes
  • MISMA =mission de soutien au Mali
  • BPC = bâtiment de projection de commandement
  • RIMa = régiment d’infanterie de marine
  • RCP =régiment de chasseurs parachutistes


On craint que le conflit au Mali ne tourne à la guérilla (source: reuters)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. c’est la que ont va voir qui est le guerrier les jihadiste ou les criminelle de guerre .le mali ca fait 50 ans qui fait la guerre a la misere est la faim mais pour cet noble cause personnes est la d’un seul coup le’afrique devient une preoccupation pour les criminelle de guerre .ils ont peur que le khilafat soit retablie voila la vrai cause rien d’autre