Cours de survie dans le Haut Arctique pour les aviateurs canadiens (PHOTOS)

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Le Capitaine Bryan Aubin, officier contrôleur de systèmes aériens dans le 413e Escadron de transport et de sauvetage, 14 Escadre Greenwood (Nouvelle Écosse) a récemment été confronté à la dure réalité de la survie dans l’Arctique alors qu’il suivait le cours de survie dans l’Arctique pour le personnel navigant et il a écrit sur son expérience un article qui est paru cette semaine sur le site de l’Aviation royale canadienne, où il souligne l’importance de «comprendre le froid».

Durant ce cours de survie, le travail du capitaine Aubin, par un froid glacial, consistait à découper des blocs de neige destinés à l’abri, alors que les deux autres membres de son équipage s’affairaient à d’autres tâches pour se garder eux aussi au chaud : l’un était chargé de construire l’abri (un igloo) et l’autre, de transporter les blocs fraîchement coupés jusqu’à l’abri en construction.

«Il était hors de question de faire un feu», écrit le capitaine Aubin dans son article, «étant donné les coups de vent qui soufflaient» autour d’eux.

C’est alors, raconte-t-il que l’abri, qui était terminé aux trois quarts environ, s’effondra avec fracas alors que la nuit arctique approchait.

Pendant que des instructeurs des Forces armées canadiennes et des Rangers inuits les surveillaient durant tout ce temps pour être sûrs qu’ils s’en sortent le caiptaine Aubin et son équipe ont malgré tout réussi à bâtir l’igloo avant la tombée de la nuit.

Ce cours de survie dans l’Arctique pour le personnel navigant était offert pour la première fois offert depuis 17 ans par l’École de survie et de médecine de l’air des Forces canadiennes. Il vise à renforcer la confiance envers l’équipement individuel et à donner aux militaires les outils nécessaires pour survivre si leur aéronef devait s’écraser dans un milieu extrêmement froid.

Ce cours, qui découle du cours original Survie (terre), niveau élémentaire, permet d’approfondir les connaissances sur la survie dans le Haut Arctique, et l’école emploie des experts en la matière – soit des Rangers canadiens dont la plupart sont des Inuits – pour enseigner les secrets du Nord.

Au menu de ce cours de survie: comment naviguer dans l’Arctique, comment construire des abris en utilisant uniquement de la neige et de la glace, ou presque, et, surtout, comment affronter le froid (physique et psychologique)

C’est, par exemple, souligne le capitaine Aubin sur le site de l’Aviation canadienne, un art de s’habiller convenablement pour ne pas avoir trop chaud: en portant un trop grand nombre de couches, on risque de suer dès le début d’une activité (marcher, couper, construire, etc.). Si, au contraire, on s’habille trop légèrement, «on a l’irrésistible envie de souffler dans sa veste ou dans ses mains pour se réchauffer rapidement. Et c’est ce qu’il ne faut pas faire, car alors de la condensation se forme et gèle dans notre veste ou sur nos mains, ce qui nous refroidit davantage.»

La température lors du cours a atteint -58 °C, en tenant compte du refroidissement éolien. De quoi garder la tête froide.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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