Égypte: manifs prévues vendredi malgré un accord entre les parties

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La mosquée et université Al-Azhar, au caire, en Égypte (Photo: WikiCommons)
La mosquée et université Al-Azhar, au caire, en Égypte (Photo: WikiCommons)

En Égypte, les factions rivales ont rejeté la violence jeudi 31 janvier et se sont engagé à la prévenir ainsi qu’à favoriser le dialogue pour en arriver à une sortie de crise, mais l’opposition a maintenu son appel à manifester vendredi 1 février contre le président Mohamed Morsi.

Le Front de salut national (FSN), principale coalition de l’opposition, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), le parti des Frères musulmans dont est issu le président Morsi, les salafistes, mouvement islamiste encore plus radical que les Frères musulmans, ainsi que des représentants des Églises d’Égypte ont participé à une réunion au Caire sous l’égide d’Al-Azhar, la plus haute autorité intellectuelle de l’islam sunnite, non seulement pour l’Égypte mais aussi pour tout le monde musulman.

Au terme de la réunion dirigée par le chef d’Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayyeb, les participants sont parvenus à un accord en dix points où, notamment, ils renoncent à la violence sous toutes ses formes et promettent de s’abstenir de toute incitation à la violence, tout en soulignant la responsabilité de l’État et de son appareil sécuritaire de protéger les citoyens. Ils se sont en outre engagés à régler leurs différends par le dialogue.

La présidence de la République a salué pour sa part dans un communiqué cette entente comme un pas important sur la voie d’un retour à la stabilité.

Toutefois, malgré cet accord, et malgré les risques de violences le FSN de Mohamed El Baradei a maintenu son appel à une journée de manifestations le 1 février pour dénoncer la politique du président Morsi, accusé de dérives autoritaires et de concentrer le pouvoir entre les mains des Frères musulmans.


Égypte: Mohamed El Baradei veut des discussions avec la présidence et les militaires (source: PressTV)

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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