L’Armée canadienne appuie à la journée « Cause pour la cause » de Bell

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Le drapeau des Services de santé des Forces canadiennes à l’avant-plan et l’Hôpital Montfort à Ottawa, à l’arrière plan (Photo: caporal Paul MacGregor, Caméra de combat des Forces canadiennes)
Le drapeau des Services de santé des Forces canadiennes à l’avant-plan et l’Hôpital Montfort à Ottawa, à l’arrière plan (Photo: caporal Paul MacGregor, Caméra de combat des Forces canadiennes)

L’Armée canadienne donne son appui la journée « Cause pour la cause » de Bell, qui a lieu ce mardi 12 février, et à la campagne qui a pour but de sensibiliser les gens, de réduire la stigmatisation et de changer les comportements et les attitudes à l’égard des problèmes de santé mentale.

Aujourd’hui, mardi 12 février, Bell remettra 5 ¢ de plus à différents programmes de santé mentale pour chaque appel interurbain effectué et message texte envoyé par des clients de Bell, de même que pour les gazouillis mentionnant #BellCause et les partages de l’image Bell Cause pour la cause sur Facebook .

En 2012, plus de 78 millions de messages texte et d’appel avaient été effectués dans le cadre de la journée Bell Cause pour la cause, ce qui a permis à Bell de recueillir 3,9 M$ destinés aux diverses initiatives en matière de santé mentale.

À cette occasion, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay,le chef d’État-major, le général Tom Lawson, et le brigadier‑général Jean‑Robert Bernier, médecin-chef, ont félicité la société Bell Canada pour son initiative Bell Cause pour la cause et pour son dévouement en ce qui concerne l’élimination des préjugés, l’accès aux soins, l’adoption des meilleures pratiques en milieu de travail et les nouvelles études dans le domaine de la santé mentale.

L’Armée canadienne a aussi souligné cette campagne par un article sur son site où elle souligne que les affectations changent la vie des militaires.

« La plupart des militaires qui partent en mission pourront se réintégrer à leur vie normale à leur retour », affirme le Major Paul Sedge, psychiatre dans les Forces canadiennes et directeur de programme du Centre de soins pour trauma et stress opérationnels (CSTSO) à la BFC Gagetown dans cet article. « Les choses auront changé, certes, mais ils pourront s’adapter et trouver une nouvelle normalité dans leur vie. »

Le major Sedge, ancien officier d’artillerie lui-même, confie que certains militaires mettent du temps à demander de l’aide car ils estiment pouvoir gérer leurs symptômes par eux-mêmes ou que personne ne peut les aider.

« Les soldats ont parfois une mentalité rigide : tu es soldat, ça fait partie du boulot, reviens-en », fait valoir le major Sedge, qui au cours de ses 27 années de service militaire, et d’affectations, en Bosnie et en Afghanistan entre autres, a été souvent témoin de cette attitude.

Bien que les blessures physiques causées par des mortiers ou des IED soient visibles, les blessures liées au TSPT et la dépression majeure, elles, ne le sont pas. Elles affectent l’humour, les pensées et le comportement du militaire. « Il s’agit de blessures invisibles qui peuvent être dévastatrices et durer longtemps. Si le militaire ne les traite pas, elles peuvent causer de la souffrance tant au militaire qu’à sa famille », soutient le major Sedge.

Les Forces canadiennes comptent 26 cliniques de santé mentale, dont sept Centres de soins pour trauma et stress opérationnels spécialisés à travers le Canada où travaillent des fournisseurs de soins de santé primaires.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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