Le NCSM Toronto participe à un exercice avec la Marine israélienne

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Le NCSM Toronto, a participé à un PASSEX avec un navire israélien dans la mer Rouge durant l’ex Gold Star. (Photo Israeli PASSEX 01 offert par le NCSM Toronto)
Le NCSM Toronto, a participé à un PASSEX avec un navire israélien dans la mer Rouge durant l’ex Gold Star. (Photo Israeli PASSEX 01 offert par le NCSM Toronto)

Le NCSM Toronto a tout récemment participé à un PASSEX avec un navire israélien dans la mer Rouge, un exercice effectué entre deux marines afin de s’assurer que les marines sont capables de communiquer et de collaborer en temps de guerre ou de secours humanitaires.

Bien que la raison officielle d’un PASSEX est la coopératiion, il peut y avoir à un PASSEX des raisons diplomatiques ou politiques, comme, par exemple, démontrer l’importance que le Canada accorde à la coopération avec Israël.

La participation du NCSM Toronto en février à un PASSEX avec navire israélien dans le cadre de l’exercice Gold Star a d’ailleurs fait l’objet d’un article ce mois-ci sur le site du Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC) où on apprend que cinq marins canadiens appartenant au NCSM Toronto ont eu l’occasion d’effectuer un court échange avec leurs homologues de la Marine israélienne à bord de l’INS Kidon.

Le Toronto a envoyé cinq marins au Kidon, qui, pour sa part, en a envoyé sept au TORONTO. « Ces échanges », souligne-t-on dans l’article du COIC  » constituent une façon très importante pour les différentes forces maritimes de communiquer entre elles. Ils permettent d’examiner en profondeur les procédures opérationnelles d’organisations alliées afin de leur permettre de savoir ce qui se produit sur les autres navires et à quoi s’attendre lors de collaborations opérationnelles. »

L’enseigne de vaisseau de 1re classe Drew MacLeod, cité dans l’article, était un des marins ayant eu la chance de se rendre à bord du Kidon. « C’est vraiment épatant de voir tout ce qui transcende vraiment les cultures », déclare-t-il en parlant de son expérience. « Le langage de la guerre est plutôt international. C’était également bien de pouvoir dîner avec eux et de pouvoir goûter un peu à l’Israël. »

Pendant que les marins effectuaient leur échange, les deux navires, en compagnie d’un navire de patrouilles israélien, ont mené un exercice de recherche et sauvetage (SAREX) pendant lequel les navires ont effectué un suivi d’un patrouilleur « en difficultés » avant d’évacuer les fausses victimes vers le Toronto pour triage et traitement par des membres des deux forces maritimes.

« Pendant le SAREX », poursuit l’article du COIC,  » le Toronto et le Kidon ont profité de l’occasion pour effectuer des exercices de manœuvres de concert. Il est vital que les navires qui travaillent ensemble soient confortables avec les manœuvres en proximité rapprochée l’un avec l’autre, particulièrement compte tenu du fait que bon nombre de ces situations surviennent dans de mauvaises conditions météorologiques. »

« C’était une occasion en or de travailler avec nos amis de la Marine israélienne et de mettre des idées et des procédures médicales en commun afin de profiter à nos deux pays », déclare sur le site du COIC le capitaine de frégate David Patchell, commandant du NCSM Toronto, en parlant de l’occasion de travailler avec la marine israélienne. « Ces types d’exercices démontrent clairement la capacité et la volonté du Canada de collaborer avec nos amis. La Marine israélienne était extrêmement professionnelle et a accueilli le Toronto à bras ouverts. Dans un environnement de sécurité dynamique et en évolution constante, nous devons absolument être en mesure de collaborer avec nos alliés de partout dans le monde. »

Le Toronto est actuellement déployé dans le cadre de l’opération Artemis, la contribution du Canada à la Force opérationnelle multinationale 150, (CTF 150) qui lutte contre le terrorisme dans la mer d’Oman, où il a succédé au NCSM Regina et, avant lui, au Charlottetown. La tâche du Toronto, comme celle de ses prédécesseurs, est de détecter et de décourager les activités terroristes et d’assurer la protection contre celles-ci en effectuant des patrouilles et des opérations de sécurité maritime dans sa zone de responsabilité.

Sa présence dans la mer d’Arabie donne aussi au Canada la flexibilité et la capacité nécessaires pour répondre rapidement aux crises émergentes dans la région au besoin.

Shalom alekhem (שָׁלוֹם עֲלֵיכֶם; lit. « la paix soit sur vous »)!

À lire aussi:

Déclaration du ministre MacKay sur le déploiement du NCSM Toronto en mer d’Oman >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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