Les Forces canadiennes en exercice au large des côtes hawaïennes

0

Des militaires canadiens et américains prendront part à un exercice de groupe opérationnel (TGEX) du 11 au 21 février au large de la côte hawaïenne visant à renforcer l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle entre les trois services et nos alliés, rapporte un communiqué de la Défense.

L’exercice servira également à l’atteinte des objectifs du cours de commandement des sous-marins de la Marine américaine, destiné aux officiers de marine qui se préparent à devenir commandant de sous-marin.

Les exercices de groupe opérationnel (TGEX) font partie d’une série d’exercices d’entraînement de la flotte conçus pour développer une expertise au niveau de chaque unité et des groupes d’unités dans tous les domaines de la guerre maritime. Dans le cadre de ces exercices, des Canadiens et des Américains participent à des scénarios au cours duquel ils doivent utiliser leurs compétences pour franchir divers obstacles.

«Une part des responsabilités du Canada à titre de pays maritime consiste à être interopérables avec nos principaux alliés, notamment les États-Unis», a déclaré à ce propos le ministe canadien de la Défense, Peter MacKay. «En nous exerçant ensemble, nous confirmons qu’il est possible de travailler avec des forces militaires internationales dans toutes les mers du monde, et ce, de manière efficace. »

Le NCSM Ottawa et le NCSM Algonquin retrouveront en mer les navires américains USS Chafee et Port Royal ainsi que le USNS Gradalupe, en plus de trois sous-marins nucléaires de la classe Los Angeles, poursuit le communiqué de la Défense. Un détachement d’hélicoptères CH-124 Sea King du 443e Escadron d’hélicoptères maritimes, et un aéronef de patrouille à long rayon d’action CP-140 Aurora du 407e Escadron de patrouille maritime se joindront aux navires pour le début de l’exercice.

Le NCSM Algonquin et l’Ottawa avaient aussi pris part au TGEX 2012 quand plus de 1 000 Canadiens et Américains s’étaient retrouvés l’an dernier au large de la côte ouest de l’île de Vancouver pour un pareil exercice.

Cette année, c’est le commodore Scott Bishop, commandant de la Flotte canadienne du Pacifique, qui occupera le poste de commandant de lutte anti-sous-marine lors du TGEX.

« La Marine royale canadienne joue un rôle déterminant pour favoriser la coopération et la l’entente en mer, particulièrement avec nos voisins du sud», a souligné le contre-amiral Bill Truelove, commandant des Forces maritimes du Pacifique. «Un exercice comme le TGEX renforce l’interopérabilité navale, et nous prépare à intervenir en cas de besoin. »

« Je suis honoré qu’on m’ait demandé d’assumer les fonctions de commandant de lutte anti-sous-marine», a déclaré pour sa part le commodore Bishop, cité dans le communiqué de la Défense annonçant cet exercice. «La combinaison d’exercices de préparation au combat, d’exercices à plusieurs navires et de scénarios de lutte anti-sous-marine offre une belle occasion aux marins et aux officiers, qu’ils soient novices ou expérimentés, de mettre au point et de perfectionner leurs techniques de guerre anti-sous-marine. »

Le TGEX vise à renforcer les compétences des marins, soldats et aviateurs en les aidant, dans un environnement controlé, à se préparer à intervenir lors d’une situation dangereuse.

L’objectif est améliorer les compétences opérationnelles de chaque unité, d’accroître la contribution maritime du Canada à la sécurité mondiale tout en offrant une capacité d’intervention rapide dans une vaste gamme d’opérations.

À lire aussi:

La Marine canadienne et la Marine américaine se donnent rendez-vous au large de l’île de Vancouver >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.