Les vols des F-35 pourraient reprendre d’ici deux semaines

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Un F-35A effectue une sortie de nuit (Photo: Lockheed Martin)
Un F-35A effectue une sortie de nuit (Photo: Lockheed Martin)

Suspendus vendredi dernier, les vols des avions de chasse F-35 de Lockheed Martin pourraient reprendre d’ici une quinzaine de jours, selon le directeur du programme.

Vendredi 22, tous les vols d’essai ont été suspendus par «mesure de précaution», après qu’une fissure soit apparu sur la lame d’une turbine d’un moteur de F-35 de la base d’Edwards (Californie).

Devant des journalistes en Australie, le lieutenant-général Christopher Bogdan, directeur du programme du F-35, prévoit que si la fissure s’avère avoir été causée par un objet étranger, ou un simple défaut de fabrication, «l’avion retournera dans les airs la semaine prochaine, ou la semaine d’après».

«Si c’est plus que ça, nous devons regarder quels sont les risques pour la flotte. Je pense que l’avion reprendra ses vols d’ici une période temps raisonnable si ce n’est pas un problème sérieux […] Je ne prévois pas que ce problème va retarder une des grandes étapes du programme, je n’imagine pas cela, même dans le pire des scénarios», a déclaré Christopher Bogdan.

Des fissures étaient également apparus dans un F-35C en décembre.

D’autres difficultés pourraient apparaître, en cette phase d’essai.

À la mi-janvier on apprenait d’un rapport remis au Congrès américain (.PDF) que plus de 20 000 tests ont été effectués, mais qu’il en resterait encore 39 579 à accomplir.

«Mais nous avons assez d’argent et avons (prévu) suffisamment de temps en développement pour nous occuper de ce genre de choses», a-t-il déclaré.

Le Pentagone croit énormément en cet avion de chasse de cinquième génération qui est censé remplacer les appareils de combat actuels de l’US Air Force, de la US Navy et des Marines d’ici la fin de la décennie. 2 443 avions sont prévus pour les États-Unis, et plusieurs centaines d’autres pour huit de ses partenaires internationaux.

Cependant, avec les nombreux retards et dépassements de coûts qui ne font que s’accumuler depuis des années, certains de ses partenaires remettent en question leur acquisition de F-35. C’est justement le cas du Canada, pourtant partie prenante du programme depuis le tout début.

Mi-décembre, un rapport du cabinet d’études KPMG évaluait le coût réel de l’achat des 65 avions de combat à 45 milliards $ et non 9 milliards comme le défendait le gouvernement conservateur.

Peu après la publication du rapport, Ottawa a finalement décidé de reprendre a zéro le processus d’achat en évaluant les chasseurs des concurrent de Lockheed Martin: Dassault Aviation (le Rafale), Saab (le Gripen), Boeing (le F-18 Super Hornet) et EADS (l’Eurofighter Typhoon).

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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DiscussionUn commentaire

  1. Pourquoi ne pas organiser chez vous qui avez de l’espace une confrontation technique en ces appariels en concurrence? Cela ne serait-il pas le plus simple?