«L’intervention militaire, une mesure de dernier recours», déclare MacKay à Munich

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Munich sur la sécurité 2013, s,est déroulée du 1er au 3 février (Photo: MSC)
La Conférence de Munich sur la sécurité 2013, s’est déroulée du 1er au 3 février (Photo: MSC)

Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a conclu aujourd’hui sa participation à la 49e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est déroulée du 1er au 3 février 2013, en Allemagne, où, discutant de la responsabilité de protéger, il a déclaré qu’une intervention militaire doit être la mesure de dernier recours et qu’il importe avant tout de prévenir les conflits.

La Conférence de Munich sur les politiques de défense est un forum annuel consacré aux questions de sécurité internationale qui permet à des ministres, députés, hauts responsables militaires, scientifiques et représentants des médias d’avoir des échanges et de débattre de leurs points de vue sur les questions de politique étrangère et de politique de défense.

«Faire entendre la voix du Canada et communiquer ses points de vue sur les enjeux en matière de sécurité internationale, dans le cadre d’une conférence sur la sécurité aussi importante, est essentiel à l’atteinte de nos objectifs en matière de politique étrangère et de sécurité», a déclaré le ministre MacKay.

En marge de la conférence, le ministre MacKay a participé à une série de réunions bilatérales avec ses principaux homologues de partout dans le monde, dont une rencontre avec la délégation américaine de sénateurs et membres du Congrès, dirigée par le sénateur John McCain, pour discuter des défis actuels en matière de sécurité et de défense internationales en vue de faire avancer les intérêts canadiens. Il a, en outre, pris part à la séance plénière sur la responsabilité de protéger, intitulée: «Does Responsibility to Protect Have a Future?».

Le ministre MacKay a déclaré sur ce sujet, à l’ocasion de la Conférence de Munich, «qu’il n’y a pas une approche unique à quelque chose d’aussi complexe et, en toute honnêteté, d’extrêmement compliqué sur le plan politique et sur le plan opérationnel.», ajoutant «[…] lorsque nous décidons enfin d’agir, nous devons nous assurer que nous ne causerons aucun tort – comme les médecins qui prêtent le serment d’Hippocrate.»

Pour le ministre MacKay, une intervention militaire doit être la mesure de dernier recours.

Même s’il a admis que la souveraineté des États n’est pas inviolable, le ministre a souligné que «[…]nous devons, en tant que communauté internationale, en faire plus en matière de prévention en ayant recours à ce que nous appelons une approche exhaustive – diplomatie, développement, engagement économique…»

Un grand nombre d’experts, de dirigeants et de responsables politiques des autres nations, étaient présents à la Conférence, parmi lesquels il faut noter: M. Wolfgang Ischinger, ambassadeur et président de la Conférence de Munich sur la sécurité; M. Thomas de Maizière, ministre fédéral de la Défense de l’Allemagne; M. John McCain, sénateur et membre de haut rang du comité du Sénat sur les forces armées et membre du comité du Sénat sur la sécurité intérieure et les affaires gouvernementales des États-Unis; M. Philip Hammond, secrétaire d’État à la Défense du Royaume-Uni.

Étaient aussi à Munich, Lakhdar Brahimi, émissaire des Nations-Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Seguï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, Cheikh Moaz al-Khatib, président de la Coalition nationale des Forces révolutionnaires et de l’opposition syriennes, et le vice-président des États-Unis, Joe Biden, pour qui c’était sa première visite en Europe depuis la réélection du président Obama, en novembre dernier.

La situation au Mali et la situation en Syrie étaient présentes à l’esprit de tous les participants et des rencontres en marge de la Conférence ont permis, dans le cas de la Syrie, une ouverture de Moscou au dialogue avec l’opposition syrienne.

Outre la situation en Afrique et au Moyen-Orient, de nombreux autres sujets sujets ont été abordés dans le cadre de la Conférence, notamment la crise financière mondiale et ses répercussions sur la sécurité internationale, la sécurité euro-atlantique et l’avenir de l’OTAN et la cybersécurité.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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