L’Union Européenne renforce ses sanctions sur la Corée du Nord

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Les ministres européens des Affaires étrangères ont renforcé leurs sanctions suite au nouvel essai nucléaire nord-coréen (Photo: Services audiovisuels, Union Européenne)
Les ministres européens des Affaires étrangères ont renforcé leurs sanctions suite au nouvel essai nucléaire nord-coréen (Photo: Services audiovisuels, Union Européenne)

Moins d’une semaine après le nouvel essai nucléaire nord-coréen, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union Européenne ont notamment décidé d’allonger la liste de personnes et entités soumises à une interdiction de voyager.

Ce lundi, l’Union Européenne a décidé de prendre de nouvelles mesures à l’encontre du régime de Kim Jong-un, après le nouvel essai nucléaire mené par Pyongyang, le 12 février dernier.

Outre l’ajout de nouveaux noms sur la liste des personnes et entités soumises à une interdiction de voyager, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’UE ont annoncé des gels de fonds à destination de la Corée du Nord.

L’instance européenne a également assuré d’un durcissement des restrictions imposées sur les produits associés avec les programmes nucléaire ou balistique du régime nord-coréen.

Bruxelles en a également profité pour annoncer la mise en place d’inspections des cargos et la surveillance des activités d’institutions financières européennes avec des banques domiciliées en Corée du Nord.

Les États-Unis et la Corée du Sud s’allient pour se renforcer

Des sanctions qui font écho à celles déjà prononcées par la communauté internationale. Parmi celles-ci, les Etats-Unis sont rapidement montés au créneau pour condamner le troisième essai nucléaire nord-coréen.

Le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta, a qualifié «cet acte hautement provocateur» de «violation grave des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU», mercredi dernier, lors d’un point presse.

En coulisses, Washington et Séoul tentent de s’allier pour lutter efficacement contre la menace de Pyongyang. Pour Léon Panetta, cette entente entre les deux pays revêt un «rôle vital pour assurer la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne», dans des propos rapportés par le porte-parole du Pentagone, George Little, mercredi dernier.

De nouveaux tests pour 2013 ?

Néanmoins, la Corée du Nord n’a que peu de considérations pour cette condamnation internationale. Pour preuve, Pyongyang poursuit ses exercices de renforcement nucléaire.

Des sources du gouvernement sud-coréen ont notamment assuré que des essais de fusée avaient été effectués le 11 février dernier, veille du séisme issu du test nucléaire. «Si les autorités du Nord reconnaissent que l’essai du moteur a réussi, elles commenceront le développement opérationnel d’une nouvelle fusée», s’inquiètent ces mêmes sources.

La crainte d’un nouvel essai nucléaire au cours de l’année 2013 est donc bien présente. Dans des propos rapportés par Reuters, une source proche du dossier a évoqué que Pyongyang aurait mis Pékin au courant de la tenue de tests nucléaires dans les prochains mois.

La condamnation internationale se renforce à l’égard de la Corée du Nord. Qu’importe, Kim Jong-un et son régime totalitaire poursuivent leur stratégie de dissuasion à l’encontre de la Corée du Sud et des États-Unis.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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