Mali: importantes frappes aériennes dans les environs de Kidal

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Déploiement le 23 janvier des hélicoptères Puma et Gazelle du groupement aéromobile (GAM) de l’opération Serval sur l’aéroport de Sévaré (Photo: EMA / ECPA-D)
Déploiement le 23 janvier des hélicoptères Puma et Gazelle du groupement aéromobile (GAM) de l’opération Serval sur l’aéroport de Sévaré (Photo: EMA / ECPA-D)

Au lendemain de la visite du président français François Hollande, l’armée française a massivement bombardé la région de Kidal, dernier fief des groupes islamistes armés dans l’extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne.

La zone de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, a été la cible dans la nuit de samedi à dimanche «d’importantes frappes aériennes», selon le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard, précisant également que ces bombardements visaient «des dépôts logistiques et des centres d’entraînement» des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda.

D’après le gouvernement français, c’est justement dans les environs de Kidal, dans le massif des Ifoghas, que seraient détenus les sept otages français au Sahel.

Lors de sa visite samedi, François Hollande a estimé que «les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages».

Il a promis aux Maliens que la France n’avait pas «terminé sa mission» face aux «terroristes», Il a déclaré que les militaires français seraient au côté des militaires maliens pour, «plus au Nord, finir cette opération» de reconquête du pays.

Selon des experts et des sources de sécurité régionales, c’est aussi dans cette région que se sont réfugiés une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes.

Parmi eux se trouveraient l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région.

Pas de guerre et pas de soldats africains à Kidal

Si Gao et Tombouctou, ont été reprises, quasiment sans combats, aux groupes islamistes armés qui occupaient ces régions depuis des mois, la situation est plus complexe «plus au Nord», autour de Kidal, et du massif des Ifoghas.

Il faut dire que Kidal, à 1500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d’Ansar Dine. Mais la ville est passé sous le contrôle du Mouvement islamique de l’Azawad et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad peu avant l’arrivée des soldats français. Et ces deux groupes ont assuré la France de leur soutien, exigeant toutefois qu’aucun soldat malien, ni ouest-africain ne soit déployé à Kidal, craignant notamment des exactions visant les communautés arabe et touareg.

Sauf que des renforts français sont arrivés samedi à Kidal par avion, et près de 150 soldats tchadiens ont commencé à se déployer en ville.

Selon des habitants, militaires français et tchadiens ont patrouillé pour la première fois samedi dans les rues de Kidal.

«On ne sait pas ce qui va se passer. Nous ne voulons pas de guerre ici», déclare un ancien fonctionnaire de la mairie de Kidal, résumant assez bien la situation sur place.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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