Mali: la «phase finale» de l’Opération Serval

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (Photo: ministère français de la Défense)

Les forces françaises et maliennes avancent au Nord-Mali. Ce mercredi, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rappelé la dureté des combats actuels, assurant qu’il faut continuer la lutte face à ce qu’il appelle «les narco-djihadistes».

«C’est la phase finale de la libération du Mali, en attendant que les forces françaises soient relayées par les forces africaines». Dans un entretien accordé à France 2, le ministre français de la Défense maintient le cap dressé par le président de la République, François Hollande.

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«Les plus fondamentalistes, les plus durs et les organisés sont là. […] Les combats ont été très violents hier, peut-être encore aujourd’hui», a déclaré Jean-Yves Le Drian. Il a également ajouté que cette opération va «durer un certain temps». «Pas trop longtemps non plus, mais il faut sécuriser ce territoire, et là, notre mission sera achevée», a-t-il précisé.

En attendant, les combats s’intensifient entre les forces françaises, maliennes et africaines et les islamistes retranchés dans le massif de l’Adrar des Ifoghas. Ce mardi, un sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes de Calvi a trouvé la mort dans des affrontements.

Ces accrochages ont eu lieu suite au développement, dès ce lundi, de l’Opération Panthère par 150 soldats français et maliens, visant notamment «à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler les sanctuaires terroristes», selon l’armée française.

«La reconquête de l’intégrité du Mali»

«Il y a encore des opérations dures. Les terroristes n’ont pas tous été réduits. Donc les troupes françaises, maliennes, africaines font leur travail militaire pour assurer la reconquête de l’intégrité du Mali», a déclaré, mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Le chef de la diplomatie française s’est exprimé après une entrevue avec le Premier ministre malien, Diango Cissoko, et plusieurs membres de l’Assemblée nationale malienne. L’occasion pour les dirigeants des deux pays d’évoquer leur volonté de «poursuivre» et «réprimer» les différentes exactions qui ont été rapportées depuis le début du conflit.

Laurent Fabius en a également profité pour assurer qu’«une date pour les élections présidentielles a été arrêtée pour le mois de juillet». «Les opérations militaires et sécuritaires sont indispensables mais elles ne sont pas séparables d’une progression démocratique puisque nous avons à faire à un gouvernement de transition», a-t-il déclaré devant les journalistes.

L’ancien Premier ministre français a rappelé la tenue d’une conférence sur le développement du Mali, co-présidé par l’Union Européenne et la France, «au mois d’avril ou de mai» pour permettre «de financer des choses aussi essentielles que l’eau, les transports, les besoins publics». «Derrière les difficultés du Mali, il y a aussi, comme dans tout le Sahel, des difficultés économiques et sociales qu’il est de notre devoir à nous, pays européens, pays développés, de pouvoir faciliter», a-t-il conclu.

Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l’Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d’une licence en Information­-Communication, Gaëtan s’intéresse aux enjeux internationaux à travers l’analyse des différents conflits mondiaux.

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