Nucléaire: les États-Unis, l’ONU et l’Europe invitent l’Iran à négocier sérieusement

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Le secrétaire d'État américain John Kerry et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en conférence de presse après leur rencontre à Washington, le 14 février ( Photo: State Department)
Le secrétaire d’État américain John Kerry et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en conférence de presse après leur rencontre à Washington, le 14 février ( Photo: State Department)

Le nouveau secrétaire d’État américain, John Kerry, son homologue européenne, Catherine Ashton et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ont tous les trois exhorté l’Iran ce jeudi 14 février à faire des avancées dans les négociations internationales sur son programme nucléaire qui doivent avoir lieu à la fin du mois en cours.

John Kerry, qui recevait à Washington Ban Ki-moon et Catherine Ashton, a, pour la troisième fois en une semaine, abordé la question du nucléaire iranien.

Téhéran et le groupe “P5+1” (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) doivent se réunir le 26 février à Almaty, au Kazakhstan, pour un nouveau cycle de pourparlers, suspendus après un échec à Moscou en juin 2012.

Ces discussions “ne pourront progresser que si les Iraniens viennent à la table en étant déterminés à faire réellement des propositions et à en discuter”, a déclaré M. Kerry en conférence de presse.

La responsable des Affaires étrangères e l’Union européenne, qui pilote les négociations des six grandes puissances avec l’Iran, a déclaré “avoir toujours cherché la réussite” pour sortir de cette crise, alors que le secrétaire gén.ral de l’ONU a pour sa part dit “sincèrement espérer des avancées fructueuses” au Kazakhstan.

La communauté internationale soupçonne l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique sous le couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément catégoriquement. Les six grandes puissances craignent en effet que l’Iran ne veuille enrichir de l’uranium jusqu‘à un degré de pureté de 90%, le degré nécessaire à la fabrication de la bombe atomique.

“Les pays qui ont des programmes pacifiques n’ont pas de problème pour prouver aux autres qu’ils sont pacifiques”, a quant à lui conclu le chef de la diplomatie américaine.


Le secrétaire d’État américain, John Kerry, et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur, notamment, la Syrie, l’Iran, et la Corée du Nord (source: State Department)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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