Syrie: Hillary Clinton met en garde l’Iran et la Russie

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Hillary Clinton met en garde Iran et Russie de leur soutien à Bachar al-Assad (Photo: U.S. Department of State)
Hillary Clinton met en garde Iran et Russie de leur soutien à Bachar al-Assad (Photo: U.S. Department of State)

La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton quitte son ministère aujourd’hui pour le laisser entre les mains de John Kerry. Avant de partir, elle a mis en garde l’Iran et la Russie pour leur soutien militaire et financier qu’ils apportent au régime syrien de Bachar al-Assad.

Devant un parterre de journalistes, Mme Clinton a déclaré que les Iraniens avaient clairement dit depuis un certain temps que le maintien au pouvoir d’Assad était l’une de leurs priorités. «Nous pensons qu’ils ont agi en conséquence en envoyant davantage de personnels pour aider Assad et pour appuyer les forces armées», de surenchérir Mme Clinton.

Relevant que les Iraniens sont impliqués depuis le tout début du conflit syrien, il y a 22 mois, la secrétaire d’État a dit s’inquiéter de la possible augmentation de cette implication. Elle a ainsi déclaré que les Iraniens étaient en train d’améliorer la qualité des armements fournis au président de la Syrie.

Avec la Chine et la Russie, l’Iran est le principal allié de la Syrie. Ils accusent les pays occidentaux et certains pays arabes d’armer la rébellion contre le régime du président Bachar al-Assad.

Pour Mme Clinton, Moscou continuerait de fournir une assistance financière et militaire à Damas.

«Les Russes ne sont pas des spectateurs passifs dans leur appui à Assad. Ils ont été beaucoup plus actifs sur de nombreux fronts, a-t-elle encore estimé. Leur défense d’Assad au Conseil de sécurité des Nations Unies a été la partie la plus visible de (leur aide), mais ils ont essayé de protéger le régime par bien d’autres moyens», a encore accusé la secrétaire d’État sortante.

Samedi 2 doit se tenir la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, et elle a confirmé que le vice-président américain Joe Biden parlera du dossier syrien avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Ils vont peut-être être plus ouverts à une solution internationale parce qu’ils ne peuvent pas regarder ce qui se passe et ne pas croire que cela puisse être incroyablement dangereux pour les intérêts de tout le monde, y compris pour les leurs, a plaidé Mme Clinton.

Joe Biden rencontrera également le président de la Coalition nationale syrienne, Mouaz al Khatib.

Dimanche, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait estimé que le président Assad avait beaucoup trop tardé à mettre en œuvre les réformes politiques promises. «Il devrait avoir tout fait beaucoup plus rapidement, attirant une partie de l’opposition modérée, qui était prête à s’asseoir à la table avec lui, de son côté, a dit M. Medvedev. Ce fut une erreur importante, et peut-être mortelle. […] Je pense que, chaque jour, chaque semaine et chaque mois, les chances qu’il se maintienne au pouvoir sont de plus en plus petites», a noté le premier ministre russe.

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Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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