Tunisie: un gouvernement de technocrates apolitiques jusqu’aux élections

1

Mise à Jour, 07/02/13

Le chef du groupe parlementaire islamiste Ennahda a annoncé jeudi 8 février à la télévision qu’il rejetait la formation d’un gouvernement de technocrates apolitiques annoncé la veille par le premier ministre Hamadi Jebali, un modéré au sein d’Enhada, après l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd.

«Nous avons refusé cette proposition (…) le chef du gouvernement a pris cette décision sans consulter la coalition (gouvernementale) ni le mouvement Ennahda», a annoncé Sahbi Atig, précisant que tout cabinet doit être approuvé par l’Assemblée nationale constituante, où le parti islamiste au pouvoir est la principale force avec 89 des 217 sièges.

Il a par ailleurs souligné que faute de Constitution, le premier ministre n’a pas juridiquement, selon lui, «le droit de démettre de leurs fonctions les membres du gouvernement».

Le Premier ministre tunisien, l’islamiste Hamadi Jebali a annoncé ce mercredi 6 février, après l’assassinat du leader de l’opposition Choukri Belaïd qui a déclenché une vagues de violences, qu’il formera un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique, rapporte Tunis Afrique Presse.

« J’ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu’à la tenue d’élections dans les plus brefs délais », a déclaré le premier ministre dans une adresse télévisée à la Nation.

Le premier ministre Jebali a en outre assuré que « Les ministres et secrétaires d’État du futur gouvernement de compétences nationales ne présenteront pas leurs candidatures aux prochaines élections. »


Hamadi Jebali(traduction): « J’ai décidé de former un gouvernement de cotoyens compétents sans affiliation politique, qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu’à la tenue des élections dans les plus brefs délais. »

Lire l’article dans Le Point >>

À lire aussi:

La Tunisie s’embrase après l’assassinat d’un leader de l’opposition >>

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. Il se peut que sur le champs de bataille des soldats arrivent à tomber. Mais qui n’accorde aucun droit au commandant d’armer des cilives prétextant qu’ils sont capables de donner autant de résultants que n’importe quel soldat digne de son nom. Ce serait irresponsabilité de la part de ce commandant qui ne tient guère compte de la sécurité même de ces gens.
    Commandant, il y a encore lieu de bien faire! Fuyez donc toute émotion pour éviter le pire!