Une entente entre Pratt & Whitney et le Pentagone permet de réduire le coût du F-35

1
Le turboréacteur à postcombustion F135 développé par Pratt & Whitney et destiné à propulser les Lockheed Martin F-35 Lightning II (Photo : Pratt & Whitney, Canada)
Le turboréacteur à postcombustion F135 développé par Pratt & Whitney et destiné à propulser les Lockheed Martin F-35 Lightning II (Photo : Pratt & Whitney, Canada)

Après un an de négociations, Pratt & Whitney, le motoriste du F-35 de Lockheed Martin, est arrivé à une entente avec le Pentagone qui permettra le réduire encore le coût de l’avion de chasse, qui, comme on le sait, est le programme d’achat le plus coûteux de la Défense américaine.

Lockheed est, certes, le maître d’oeuvre du projet, mais le gouvernement achète les moteurs séparément: l’entente pave donc la voie à la production d’un cinquième lot de F-35.

Le chef du bureau du programme du F-35 au Pentagone, le lieutenant-général Chris Bogdan, se référant à la baisse de prix consentie par le motoriste, a déclaré qu’il appréciait «l’engagement de tous à réduire le coût du programme. »

L’accord auquel sont parvenu le motoriste et la Défense américaine la semaine dernière après plus d’un an de négociations, prévoit des baisses de prix d’environ 20 millions par avion.

On se rappelle que le Pentagone avait accordé à Pratt en décembre un contrat préliminaire de 1,12 milliard de dollars pour 30 moteurs, plus de 9,5 millions de dollars qui ont a été ajouté à l’avant-contrat en août 2012 pour deux autres moteurs.L’entente de principe intervenu maintenant couvre 29 moteurs destinés aux trois modèles de F-35, ainsi que les pièces de rechange.

Un porte-parole de Pratt & Whitney, Mathew Bates, a souligné pour sa part  que le motoriste avait déjà consenti des baisse de 1,5 million $ par unité en 2011 et de 1,4 millions $ par unité en 2012, Matthew Bates.

La société assumera également tous les risques pour les dépassements de coûts, a précisé M. Bates.

Le fabricant de l’avion, Lockheed, est parvenu lui aussi à une entente avec le ministère américain de la Défense et à entamer la production du cinquième lot de chasseurs à son usine de Fort-Worth, au Texas. le constructeur serait aussi parvenu à un un accord préliminaire pour une sixième lot.

L’entente de principe du pentagone avec le motoriste Pratt & Whitney, quant à elle, comprend 22 moteurs de propulsion classiques pour les modèles destinés à l’Air Force, trois pour les STOL, les avions à décollage et atterrissage court destinés au Corps des marines, et sept pour les F-35 à décollage vertical destinés à la marine américaine.

En plus des moteurs, l’accord couvre le soutien technique, de soutien et de pièces de rechange.Le programme du F-35, le plus coûteux du ministère américain de la Défense, devrait coûter quelque $ 396 milliards si la Défense fait finalement construire les 2 400 avions prévus au cours des deux prochaines décennies.

Le F-35 a été co-développé par les États-Unis et huit partenaires étrangers – Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, la Turquie, le Canada, l’Australie, le Danemark et la Norvège. En outre, des  contrats d’achat ont été signés par Israël et le Japon.

Pendant ce temps

Pendant ce temps, Bloomberg rapporte ce 8 février que le Pentagone reviendra au concept initial en ce qui a trait à l’équipement de sécurité du chasseur F-35, une analyse une analyse ayant révélé que la suppression de la roue pour alléger l’appareil rendait l,avion plus vulnérable aux tirs ennemis.

L’équipement de sécurité en question, retiré en 2008, pèse environ 43 livres (20 kg ) Il comprend une soupape destinée à arrêter l’écoulement de liquide inflammable.

Une analyse par ordinateur l’an dernier a déterminé que la vulnérabilité aux incendies qui pourraient être allumés par des tirs ennemis ou des fragments de missiles était augmentée de 25 pour cent si non retirait l’équipement de sécurité pour alléger l’appareil.

« Si l’avion est touché, il sera 25 pour cent plus vulnérable aux« incendies à bord »et surtout « plus vulnérables que les plus vieux appareils qu’il remplace », a déclaré à Bloomberg Jennifer Elzea, une porte-parole du bureau des tests du Pentagone.

Par ailleurs, au moment où le Canada étudie toutes les options pour le remplacement de ses chasseur CF-18, le vice-président de Lockheed Martin, Steve O’Bryan, a déclaré dans une entrevue à une chaîne canadienne de journaux jeudi 7 février qu’il est confiant que le F-35 va s’imposer comme le meilleur avion de combat pour remplacer les CF-18.

«Je suis à 100 pour cent sûr que le F-35 peut répondre aux besoins du Canada», a-t-il dit dans cette entrevue, ajoutant qu,il ne voulait pas pour autant spéculer sur l’issue de l’examen que fait le canada des options de remplacement de ses chasseurs vieillissants.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. le canada est deja dans le trou ! coupe ici , coupe la , le service de la sante est mal foutu ! baisse le chomage , remonte l’age de la retraite , bla bla bla ! j’espere qu’ils ne vont pas acheter de F35
    nous n’avons pas les moyens !!!