Vétérans de Corée : hommage au major-général LaFrance de Québec

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L’Aviation royale canadienne a rendu hommage sur son site le 31 janvier au major-général Claude Lafrance, un vétéran de la guerre de Corée, originaire de la ville de Québec.

On se rappelle que le gouvernement avait annoncé que l’année 2013 serait « l’Année des vétérans de la guerre de Corée » en l’honneur des 26 000 militaires canadiens, hommes et femmes, impliqués dans ce conflit qui a fait 516 morts dans les rangs des militaires canadiens.

À peine sorti de l’Université Laval, à Québec (Québec), sa ville natale, Claude LaFrance s’enrôlé dans l’Aviation royale canadienne en 1947 et, après avoir obtenu l’année suivante son brevet se retrouve aux commandes du premier chasseur à réaction du Canada, le DH-100 Vampire.

Lorsque la guerre de Corée éclate, il est instructeur à bord du DH-Vampire, mais, comme les Américains en Corée sont équipés d’avions F-86 Sabre en Corée, l’école décide d’adopter aussi ce chasseur en 1952 et Claude Lafrance est alors affecté aux Forces aériennes des États Unis (USAF) afin d’acquérir une expérience de combat sur cet appareil.

En mai 1952, le jeune pilote se retrouve en Corée, au sein du 39e Escadron de chasseurs d’interception, où pilote un Sabre canadien.

Lorsqu’il rentre au pays en octobre 1952, il a accompli 50 missions de vol, est passé du grade de lieutenant d’aviation à celui de capitaine d’aviation, a commandé une patrouille de 4 avions, puis une escadrille formée de 16 avions, et a abattu un MiG-15 .

Son succès et son leadership au cours de cette mission lui ont valu, de la part des États-Unis, la Croix du service distingué dans l’Aviation et la Médaille de l’Aviation.
En tout, pendant la guerre de Corée, 22 pilotes de chasse de l’Aviation royale canadienne (en plus du capitaine d’aviation Omer Lévesque qui participait déjà à un échange au sein de l’USAF au déclenchement de la guerre) se sont portés volontaires pour piloter des appareils F-86 Sabre aux côtés de membres de l’USAF. Les pilotes canadiens ont pris part à 50 missions de combat.

Une mission de combat consistait généralement à parcourir environ 320 km au dessus du territoire de l’ennemi, jusqu’à la zone tristement célèbre du « couloir des MiG » (près de la frontière de la Chine), à patrouiller, à établir un contact avec les MiG-15 des communistes puis à les combattre.
À sa dernière affectation, avant de prendre sa retraire après une carrière militaire de 34 ans, le major-général LaFrance était chef des plans, des politiques et des programmes au quartier général du NORAD, au Colorado.

De mai 2003 à décembre 2007, il fut colonel honoraire de la 1re Escadre Kingston (Ontario), qui a succédé au 10e Groupement aérien tactique qu’il a déjà commandé.

En 2011, le ministre des Patriotes et des Anciens Combattants de la Corée a invité les membres de l’Association canadienne des vétérans de la Corée à participer, le 11 novembre, à une « cérémonie de remerciements » et à un « hommage aux militaires tombés au combat » au Cimetière commémoratif des Nations Unies situé à Busan, en Corée.

La major-général LaFrance, a assisté à la cérémonie en compagnie de six autres anciens combattants.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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