Abou Zeid, le chef d’AQMI tué au Mali, toujours pas de confirmation de la France

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Les combats se poursuivent dans l'extrême nord-est malien où sont réfugiés les rebelle (Photo: Magharebia, WikiCommons)
Les combats se poursuivent dans l’extrême nord-est malien où sont réfugiés les rebelles (Photo: Magharebia, WikiCommons)

Mise à jour 01/03/13

Même si Paris n’a toujours pas confirmé la nouvelle, le président tchadien Idriss Déby a annoncé ce vendredi  1er mars la mort de l’Algérien Abdelhamid Abou Zid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lors de combats au nord du Mali, rapporte l’AFP.

 

La France refuse toujours ce vendredi 1er mars de confirmer ou d’infirmer la mort aux mains des forces françaises dans le nord du Mali d’Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qu’a annoncé hier jeudi 28 février la chaîne de télévision privée algérienne Ennahar TV.

Sur la chaîne publique française France 2, une porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a quant à elle invité à la prudence «C’est à prendre au conditionnel, nous n’avons pas de confirmation officielle», ajoutant «Nos forces sont engagées dans des opérations extrêmement dures sur le terrain, qui sont des combats sans merci. Tout compte, y compris l’information, je crois qu’il faut être extrêmement prudent avec celles que l’on a, celles que l’on répercute. Pour l’instant ce n’est pas confirmé».

«Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération», a déclaré pour sa part le président François Hollande dans un discours où il évoquait l’opération militaire au Mali.

Lors d’un discours ce vendredi 1er mars à Paris consacré à l’aide au développement, le chef de l’État français a dit que l’opération déclenchée le 11 janvier pour chasser les jihadistes du nord du Mali était « sans doute dans sa phase ultime », soit aller chercher et déloger les rebelles de zone montagneuse où ils sont réfugiés, dans l’extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne.

Les États-Unis quant à eux estiment très crédibles l’annonce de  la mort au Mali d’Abou Zeid, même en l’absence d’une confirmation de Paris, un responsable américain ayant même déclaré sous le couvert de l’anonymat, rapportait l’AFP, que  «Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi».

Le quotidien algérien El Khabar rapporte pour sa part ce vendredi que des tests ADN sont en cours afin de s’assurer que les chef rebelle isalmiste tué est bien Abou Zeid. Des auraient, selon le quotidien, été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille d’Abou Zeid.

Présenté comme un des chefs d’Aqmi dans la zone sahélienne, Abdelhamid Abou Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, est un Algérien d’une quarantaine d’années. Considdéré comme un des principaux chefs d’AQMI dans la zone saharienne, il s’était fait était apparu en 2003 comme adjoint d’Abderazak El-Para, principal instigateur de l’enlèvement de trente-deux touristes européens dans le grand Sud algérien cette année là.

Abou Zeid, 45 ans, est considéré comme l’un des chefs les plus radicaux des groupes islamistes du nord Mali et il est soupçonné d’être responsable de la prise en otages de nombreux Occidentaux, notamment l’enlèvement au Niger du Britannique Edwin Dyer, exécuté en juin 2009, et en septembre 2010, toujours au Niger, de cinq Français, un Malgache et un Togolais sur un site d’uranium exploité par le groupe français Areva. Abou Zeid aurait également participé à l’enlèvement du Français Michel Germaneau, 78 ans, dont AQMI a annoncé l’exécution en juillet 2010.

Toujours selon Ennahar TV, Abou Zeid serait mort avec 40 islamistes dans le nord du Mali et trois djihadistes auraient été arrêtés par les troupes françaises.

Citant des «sources sécuritaires», Ennahar avait annoncé jeudi soir que les soldats français avaient découvert les corps «de 40 terroristes, dont celui d’Abou Zeid» après de violents combats près de Tigharghar, dans le sanctuaire d’AQMI et des islamistes les plus radicaux de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne.

Par ailleurs, une vingtaine de personnes ont été arrêtées sur une île du fleuve Niger située près de Gao (nord du Mali) servant de refuge à des islamistes lors d’une opération militaire franco-malienne toujours en cours vendredi, a annoncé un responsable de la gendarmerie à Gao. ‘Il y a eu une vingtaine d’arrestations, mais pas de combats », a déclaré le colonel Salihou Maïga, commandant de la gendarmerie de la région de Gao, cité par Ennahar, et qui a précisé que l’opération commencée la veille était toujours en cours.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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