Attentat terroriste d’In Amenas: le corps d’un Canadien identifié

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Le site gazier d'In Amenas (Photo: Statoil)
Le site gazier d’In Amenas (Photo: Statoil)

Les restes d’un deuxième ressortissant du Canada ont été identifiés dans les décombres de l’attentat terroriste perpétré au mois de janvier dans le complexe gazier d’In Amenas en Algérie, rapporte la Presse Canadienne.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué, mais sans donner d’autres détails, que la dépouille de ce deuxième Canadien avait été identifiée parmi les corps des hommes accusés d’être des terroristes, dit la dépêche de l’agence.

La police fédérale canadienne avait déjà confirmé plus tôt ce mois-ci qu’il y avait un deuxième Canadien parmi les personnes tuées le 16 janvier dernier, lors de l’assaut final des autorités contre le complexe où les terroristes détenaient les otages.

Trente-huit otages et vingt-neuf militants avaient été tués à l’issue du siège de quatre jours du complexe gazier.

Le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, avait alors indiqué que deux Canadiens se trouvaient parmi le groupe de ravisseurs militants, mais le ministère canadien des Affaires étrangères n’avait pu confirmer ces informations initialement, et le Canada avait décidé de dépêcher des enquêteurs de la GRC en Algérie afin de mener enquête.

Selon des responsables canadiens du renseignement, notamment l’ex-agent des services secrets canadiens et expert en matière de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, le Canada et, en particulier, la métropole québécoise, Montréal, constituent plus une base arrière qu’une cible pour les extrémistes islamistes, tout particulièrement les algériens.

On retrouve à Montréal une importante diaspora originaire d’Afrique du Nord et de nombreux liens historiques existent avec des cellules extrémistes outre-Atlantique, affirmait peu après les événements d’In Amenas Michel Juneau Katsuya: «À Montréal en particulier, on a une souche algérienne importante qui opère ici depuis plus d’une vingtaine d’années. »

Ce ne seraient donc pas des Canadiens «de souche », mais plutôt des bi-nationaux (immigrés ou descendants d’immigrés), qui profitent des facilités que leur procure le passeport canadien dans leur déplacements pour rejoindre le djihad, de l’Afghanistan à la Somalie en passant par l’Algérie ou le Mali, observent certains experts.

Des dizaines de Canadiens se rendraient ainsi à l’étranger afin de participer à de violentes opérations du genre,

Quoi qu’il en soit, dans ce cas-ci, la GRC n’a toutefois pas confirmé si la deuxième dépouille était celle d’un individu appartenant au groupe de terroristes liés à al-Qaïda ou s’il s’agissait plutôt d’un otage.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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