Forces canadiennes: le cyberenvironnement comme nouveau théâtre opérationnel

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Directeur du développement de la force cybernétique au sein du Quartier général de la Défense, le Colonel André Boucher a évoqué l'intégration progressive du cyber dans la préparation des opérations (Photo: Gaëtan Barralon/45eNord.ca)
Directeur du développement de la force cybernétique au sein du Quartier général de la Défense, le Colonel André Boucher a évoqué l’intégration progressive du cyber dans la préparation des opérations (Photo: Gaëtan Barralon/45eNord.ca)

Directeur du développement de la force cybernétiques pour les Forces armées canadiennes, le colonel André A. Boucher a expliqué à 45eNord.ca ce que fait cette unité de pointe.

45eNord.ca: Lors de votre conférence d’aujourd’hui [jeudi 21 mars]vous avez parlé du programme Cyber des Forces canadiennes, en quoi cela consiste?

Colonel André A. Boucher: Le programme est en trois étapes, la première étape ça consiste à renforcer nos capacités de défense, la partie technologique, la partie aptitude, être capable de faire mieux. On a déjà quelque chose de solide, mais c’est un environnement qui évolue beaucoup et rapidement. Il  y a d’ailleurs un investissement continue à faire de ce coté là.

La deuxième étape, vers 2015 en grande partie, c’est l’intégration de ces capacités militaires à travers nos opérations interarmées, donner au commandant la capacité de dire qu’est ce qu’ils ont besoin et de mettre les priorités de qu’est ce qu’ils ont besoin en support de missions plus larges.

Et le troisième volet [à l’horizon 2021, NDLR], le volet très large, c’est prendre le contrôle du terrain d’opérations. Ce que je présente toujours, c’est que l’environnement cybernétique on peut choisir d’en être victime ou d’en prendre le contrôle, car c’est nous qui le construisons. Alors prenons-le en charge, construisons quelque chose qui est plus facilement défendable, ou au moins qu’on comprend bien sur lequel on est capable d’opérer.

Il y a quelques mois, les Forces canadiennes ont mené un exercice de poste de commandement assisté par ordinateur: Jointex. La cinquième partie de l’exercice doit avoir lieu dans quelques mois. Prenez-vous part à Jointex?

Comme je disais plus tôt [lors de la conférence], le défi avec les exercices interarmées, c’est que si tu leur enlève la communication et l’information de communication, tu viens de planter l’exercice et ya des millions de dollars qui se perdent. On ne veut pas faire ça  On participe effectivement à Jointex et Jointex 5 notamment, dans lesquels on y va doucement. On met des choses plus léger pour voir les réactions de l’être humain qui est le pilier principal à la manipulation de l’information, ou à enlever des capacités pour voir comment il réagit, mais on y va doucement parce qu’on veut pas détruire la plus grosse boutique de l’exercice. Ya des exercices qui sont plus ciblés à travers l’année et c’est ceux là dans lesquels on mise plus pour les capacités techniques et les réponses techniques.

Le «cyber» à part ou intégrer aux différentes armes?

Votre question est un peu complexe, mais la façon que moi je le vois, c’est que c’est un environnement à part égale des autres environnements qu’on opère déjà, la Marine, l’Aviation, les forces terrestres, dans l’espace et on opère maintenant dans l’environnement cybernétique, mais c’est une composante où les gens qui agissent viennent de la Marine, de l’Aviation… parce que ça fait parti de leurs outils. Ça coupe à travers les environnements qui existent déjà, mais c’est son propre environnement et il faut l’adresser de cette façon là.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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