La Défense annonce des investissements pour améliorer la réponse en cas de catastrophes

0
En mai 2011, le sapeur Nick Lemieux, du 5e Régiment du génie de combat, à Valcartier, au Québec, pagaie vers le rivage à bord du canot pneumatique après avoir évalué les dommages causés aux maisons par le débordement de la rivière Richelieu.( Photo: sergentNorm McLean, Caméra de combat des Forces canadiennes)
En mai 2011, le sapeur Nick Lemieux, du 5e Régiment du génie de combat, à Valcartier, au Québec, pagaie vers le rivage à bord du canot pneumatique après avoir évalué les dommages causés aux maisons par le débordement de la rivière Richelieu. (Photo: Archives/sergent Norm McLean, Caméra de combat des Forces canadiennes)

Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé ce mardi 12 mars des investissements d’environ 20 millions $ dans de nouveaux projets de sciences et de technologie ayant pour but le renforcement de la capacité du Canada à réagir à des accidents graves, des catastrophes naturelles ou des actes terroristes et criminels «par la convergence de la science et de la technologie avec la politique, les opérations et le renseignement.»

«Notre gouvernement investit des ressources afin d’assurer que les Canadiens et leurs institutions présentent une plus forte résilience aux menaces contre la sécurité publique, au pays et à l’échelle mondiale», a déclaré le ministre, ajoutant: «Les plus grands esprits du gouvernement, de l’industrie et du milieu universitaire au pays et à l’étranger s’unissent pour soutenir l’acquisition de connaissances, ainsi que l’élaboration de conseils, d’outils, de processus et de stratégies qui sont essentiels à la protection du Canada.»

Les 26 projets sélectionnés, dit le communiqué accompagnant cette annonce, proviennent du secteur privé, académique et gouvernemental et répondent aux priorités scientifiques et technologiques pour la sécurité publique.

Ces projets sont financés dans le cadre du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense du Canada (RDDC)et seront dirigés par 16 organisations fédérales, provinciales, territoriales et municipales différentes à l’échelle du pays conformément aux priorités de sûreté et de sécurité publiques.

RDDC est le chef de file en matière de science et technologie dans le domaine de la sécurité et de la défense au Canada, dit le communiqué du ministère de la Défense: «En sa qualité d’agence qui relève du ministère de la Défense nationale du Canada, Recherche et Développement pour la Défense Canada fournit au ministère de la Défense nationale du Canada, aux Forces armées canadiennes, à d’autres ministères et aux communautés responsables de la sécurité publique et nationale le savoir-faire et les technologies requises pour défendre et protéger les intérêts du Canada, au pays comme à l’étranger.»

Le centre, mis sur pied en partenariat avec Sécurité publique Canada, soutient des projets dirigés par des instances municipales, provinciales et fédérales, en collaboration avec des organisations de gestion des urgences, des organismes non gouvernementaux, l’industrie et le milieu universitaire.

«Les investissements doivent contribuer à atteindre le principal objectif du programme qui est de veiller à ce que les Canadiens et leurs institutions présentent une plus forte résilience aux menaces internationales et nationales contre la sécurité publique..», précise le document qui accompagne le communiqué de la Défense qui énumère les objectifs du programme: la circulation sécuritaire et efficiente des personnes, des biens et des services aux frontières et aux points d’entrée du Canada; un système de gestion des urgences nationales, de la sécurité et du renseignement qui touche de multiples administrations gouvernementales et les relie entre-elles; et l’assurance du public que les risques sont détectés, évalués et éliminés.


En mai 2011, des soldats luttaient contre des inondations en Montérégie (Vidéo: Armée canadienne)

Quelques exemples de projets financés

Voici quelque uns des 26 projets retenus dans le cadre du programme, tirés d’un document de la Défense nationale en date du 12 mars:

Agence des services frontaliers

  • L’Agence des services frontaliers du Canada dirigera une étude exploratoire sur l’utilisation d’une technique permettant de mesurer les changements du champ de pesanteur afin de détecter la présence de certaines matières nucléaires précises et des matériaux de blindage connexes dans les conteneurs de marchandises.
  • L’Agence des services frontaliers du Canada dirigera aussi un projet visant à analyser les risques et les coûts associés aux systèmes de reconnaissance de l’iris et du visage, et à formuler des recommandations et établir des mesures de protection afin d’améliorer la résilience de ces systèmes par rapport aux attentats et aux menaces.

RDDC

  • Le Centre des recherches sur les communications du Canada dirigera une étude visant à trouver des techniques et des outils opérationnels permettant de caractériser, de détecter et de localiser des dispositifs bon marché à puissance faible qui servent à interrompre ou à bloquer les services de télécommunications comme ceux de GPS et de téléphonie cellulaire.
  • Le Centre des recherches sur les communications du Canada dirigera aussi un projet visant à établir un groupe national capable de faire l’essai et la validation des systèmes sans fil à large bande liés à la sécurité publique, tout particulièrement les infrastructures de communication traditionnelles qui pourraient être endommagées ou détruites au cours d’une catastrophe naturelle.
  • RDDC dirigera aussi l’amélioration d’un prototype d’outil de planification urbaine rapide (Rapid City Planner). Les améliorations apportées à cet outil, qui sert à évaluer les menaces d’explosion, feront en sorte qu’il soit rapide et qu’il puisse être déployé en cas d’incident majeur, ainbsi qu’ un projet visant à mettre sur pied des ressources techniques essentielles capables de déceler, de localiser et d’atténuer les menaces potentielles à la sécurité que peuvent poser les dispositifs sans fil et à augmenter la résilience des infrastructures numériques ainsi que l’efficacité des interventions.

Défense et Sécurité publique canada

  • Le ministère de la Défense nationale dirigera pour sa part l’élaboration de procédures pour la mesure de la contamination interne en cas d’incident radiologique ou nucléaire qui permettront d’assurer un triage plus rapide des victimes. Partenaires.
  • Le ministère de la Sécurité publique du Québec dirigera quant à lui  l’élaboration et la mise à l’essai d’un outil normalisé pour faciliter la prise de décision liée aux activités de prévention, de préparation et d’intervention en cas d’inondations.

Autres

  • Santé Canada, en collaboration avec la Défense nationale et d’autres partenaires dirigera l’élaboration d’une version Internet du cours Medical Emergency Treatment for Exposure to Radiation qui, à l’heure actuelle, est donné en classe aux spécialistes canadiens de la médecine afin d’améliorer leur capacité de fonctionner en cas d’urgence radiologique ou nucléaire.
  • L’Agence de la santé publique du Canada dirigera la recherche d’un traitement contre le virus Ebola-Zaïre afin de protéger les intervenants, les fournisseurs de soins de santé et le public s’ils le contractent au cours d’activités liées à l’aide humanitaire ou en cas d’épidémie, d’accident dans un laboratoire ou d’attentat bioterroriste.
  • Transports Canada dirigera un projet visant à améliorer la détection d’explosifs et de stupéfiants dans les conteneurs de marchandises à l’aide de l’échantillonnage des vapeurs.

On peut consulter la liste complète des projets sélectionnées et la liste des partenaires des projets sur le site de la Défense nationale.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.