L’Arctic Yearbook 2012, une revue innovante pour les acteurs de la région

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Lancement de l'Arctic Yearbook 2012 en compagnie de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Lancement de l’Arctic Yearbook 2012 en compagnie de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Face aux enjeux croissants à propos de l’Arctique et de ses alentours, le Northern Research Forum (NRF), plateforme de recherche du réseau thématique «Géopolitique et sécurité», a décidé de proposer une plateforme numérique innovante afin de regrouper les contributions des différents acteurs de la région. 45eNord.ca s’est rendu au lancement de la première édition de l’Arctic Yearbook, ce mercredi, en compagnie de la Chaire Raoul-Dandurand, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Ouvrir le dialogue. Voilà le maitre mot lancé, ce mercredi, par Lassi Heininen, directeur de cette revue inédite. En publiant un annuaire numérique sur l’Arctique, ce professeur à l’université de Laponie, en Finlande, souhaite permettre aux lecteurs et internautes de bénéficier d’un «accès ouvert» aux différents enjeux qui interfèrent dans la région.

Pour sa toute première édition, l’Arctic Yearbook entend mettre l’accent sur les politiques et stratégies mises en place par les acteurs nationaux et internationaux. Avec 28 auteurs provenant de 12 pays différents, cette publication propose des contributions tant politiques qu’économiques ou environnementales. 22 articles y sont publiés sous forme de réflexion permanente sur les stratégies menées et à mener afin de cerner les intérêts de chacun dans la région arctique.

«Son but ultime, c’est de créer un résumé des enjeux majeurs qui se sont déroulés sur une année précise, d’inviter les gens à présenter des articles sur des enjeux qu’ils ont suivis, des recherches qu’ils ont faites, de rendre cela accessible en ligne et de créer un débat», commente ainsi Joël Plouffe, co-directeur de cette revue académique et doctorant en Sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

«Le Yearbook de la globalisation»

Lassi Heininen, directeur de l'Arctic Yearbook 2012 et professeur à l'université de Laponie en Finlande, propose un ouvrage numérique pour faciliter la compréhension des enjeux autour de l'Arctique (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Lassi Heininen, directeur de l’Arctic Yearbook 2012 et professeur à l’université de Laponie en Finlande, propose un ouvrage numérique pour faciliter la compréhension des enjeux autour de l’Arctique (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Aux dires de l’ensemble des spécialistes travaillant sur le sujet, l’Arctique est devenu un enjeu majeur pour de nombreux pays. Si les «États Arctique», que sont le Canada, les États-Unis, la Russie, la Finlande, la Norvège, la Suède, le Danemark et l’Islande, restent les acteurs majeurs de la région en compagnie des communautés autochtones, de nombreux «États non-Arctique» se sont progressivement intéressés aux nouvelles opportunités proposées avec la fonte de la banquise.

L’ouverture des routes maritimes ou encore l’exploitation des ressources naturelles représentent ainsi un vivier d’intérêts multiples pour l’économie de nombreux pays. L’Arctic Yearbook tente ainsi de rassembler toutes ces divergences d’opinion et ces volontés d’expansion. «Il s’agit certainement de la première publication où vous avez un nombre aussi important de contributions ‘d’États non-Arctique’», souligne Lassi Heininen au cours de son allocution. Preuve de la résonnance désormais internationale dont fait preuve l’Arctique. Ce que Joël Plouffe qualifie comme «le Yearbook de la globalisation, afin d’essayer de dresser un portrait de tous les acteurs politiques».

Si l’édition 2012 a pu être lancée, ce mercredi, de concert avec la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, une prochaine publication est d’ores et déjà prévue à propos des «autres acteurs, les acteurs «subnationaux», les institutions, les organisations, les peuples autochtones, les intérêts qui font en sorte que la région est extrêmement dynamique, mais aussi les acteurs comme les universités ou les multinationales», comme le précise Joël Plouffe. «Une contribution originale qui sera en ligne dès le mois de novembre», conclue-t-il pour ce premier lancement réussi.

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Journaliste pour 45eNord.ca, Gaëtan Barralon étudie les nouvelles pratiques journalistiques à l'Université Lumière Lyon 2 (France). Titulaire d'une licence en Information­-Communication, Gaëtan s'intéresse aux enjeux internationaux à travers l'analyse des différents conflits mondiaux.

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