Le «commandant» Hugo Chávez est mort

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Le peuple vénézuélien est sous le choc. Le vice-président Nicolas Maduro a annoncé à la télévision publique qu’Hugo Chávez est décédé ce mardi à Caracas des suites d’un cancer.

«Nous avons reçu l’information la plus éprouvante et la plus tragique que nous puissions annoncer à notre peuple. A 16h25 aujourd’hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias après avoir combattu avec acharnement contre une maladie depuis presque deux ans», a déclaré lors d’une allocution retransmise par toutes les chaines du pays le vice-président et héritier désigné Nicolas Maduro, au bord des larmes.

Il luttait depuis juin 2011 contre un cancer dans la zone pelvienne et son état de santé s’était aggravé ces dernières heures, selon le gouvernement.

45eNord.ca revient sur sa carrière militaire qui l’aura finalement porté au pouvoir.

La carrière militaire de Hugo Chávez s’étend sur 17 ans, de son entrée dans le service actif en 1975, au coup d’État de 1992.

À la fin de ses études en 1975, Chávez entre dans le service actif. Pour son premier poste, il est nommé chef de peloton de communication attaché à une force anti-émeutes.

En 1976, il reçoit pour mission de maîtriser une guérilla menée par un mouvement d’extrême gauche, la Bandera Roja (bannière rouge). Toutefois, Chávez n’assistera qu’a peu de vraies scènes de combats, les insurgés étant peu présents dans la région de Cumaná où on l’envoie.

L’année suivante, Chávez est nommé officier de communication au centre tactique d’opération de San Mateo. C’est ici qu’il acquiert une expérience de première main en matière de tactique de lutte anti-insurgés. Il dira plus tard avoir ressenti une certaine sympathie envers cette guérilla sur le déclin, et envers les groupes mêmes qu’il était censé contrer. Il montre également de plus en plus un dédain grandissant contre ce qu’il considère comme une hiérarchie militaire totalement corrompue en lien avec la corruption des milieux politiques.

De 1978 à 1979, Chávez est commandant et chef d’escadron du bataillon de chars AMX-30 les Bravos de Apure basé à Maracay et enchaîne les promotions, jusqu’à être nommé commandant de compagnie et chef du département d’éducation physique de l’Académie militaire du Venezuela, jusqu’en 1981.

Il dirige plus tard le département culturel de l’Académie en 1982. À cette époque, il est félicité pour ses lectures à l’école militaire de Caracas. Dans ses débats, il discourt pendant des heures dans un style qui captive son auditoire. Son intérêt pour la politique ne fait que croître tout au long de sa carrière militaire.

Chávez est décoré à de multiples occasions. Il reçoit l’étoile de Carabobo (Estrella de Carabobo) et la croix des forces terrestres (Cruz de las Fuerzas Terrestres). En outre, il est membre de l’ordre militaire de Francisco de Miranda, de celui de Rafael Urdaneta, ainsi que de l’ordre militaire Libertador V Clase.

Ce n’est qu’en 1982-1983 que Chávez envisage sérieusement de renverser les leaders civils vénézuéliens.

Le 17 décembre 1982, Chávez et ses co-conspirateurs se réunissent sous un grand arbre à Samán de Güere. Là, ils assistent à la répétition solennelle d’une version révisée du serment que Simón Bolívar a prononcé sur le Monte Sacro en Italie: «Je jure devant le Dieu de mes pères, je jure devant ma nation, je jure sur mon honneur que mon âme ne recevra aucune tranquillité ni mon bras de repos jusqu’à voir pourrir les chaînes qui oppriment mon peuple par la volonté des puissants. Élection populaire, terres et hommes libres, horreur de l’oligarchie».

Dix ans plus tard, avec cinq lieutenants colonels, 14 majors, 54 capitaines, 67 lieutenants, 65 sous-officiers, 101 sergents et 2 056 hommes de troupe Chávez et les autres commandants rebelles provenant de 10 bataillons distincts sur lesquels s’appuyer fixent la date finale du coup d’État au 4 février 1992.

Pourfendeur de «l’impérialisme yankee», même s’il n’a jamais cessé ses livraisons de pétrole aux États-Unis, Hugo Chavez se présentait en héritier du leader cubain Fidel Castro et cultivait une image iconoclaste en prenant régulièrement la défense de dirigeants controversés, tels que le Libyen Mouammar Kadhafi, l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Syrien Bachar al-Assad.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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