Le Québec commémore la marche du 104e Régiment du Nouveau-Brunswick (PHOTOS/VIDEO)

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Pour célébrer le 200e anniversaire de la marche de 1100 kilomètres effectuée par le 104e Régiment d’infanterie du Nouveau-Brunswick en 1813, qui visait à renforcer les forces britanniques dans le Haut-Canada, des bénévoles reconstituent l’évènement du 16 février au 12 avril.

45eNord.ca s’est rendu à la cérémonie commémorative, organisée, ce samedi, au sein du Musée Stewart de Montréal, en l’honneur du 104e Régiment d’infanterie du Nouveau-Brunswick. Une passation de drapeau a eu lieu entre une garde composée de membres des Voltigeurs de Québec et la garde au drapeau du 4e Bataillon Royal 22e Régiment.

Participent notamment à cette reconstitution des éléments du 1er Bataillon, The Royal New Brunswick Regiment, qui perpétue l’histoire et l’héritage du 104e Régiment d’infanterie du Nouveau-Brunswick, et Les Fusiliers du Saint-Laurent, qui ont relayé le Régiment du Nouveau-Bunswick lorsque celui-ci est arrivé à Cabano, au Québec.

Les soldats suivront le même parcours de 1100 kilomètres emprunté en 1813 par le 104e Régiment de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, jusqu’à Kingston, en Ontario.

«Le Régiment symbolise la loyauté, le courage et la persévérance, des principes que nous embrassons tous. Il s’agit d’une histoire importante qui nous lie à notre passé et dont tous les Canadiens peuvent être fiers», explique Molly Demma, directrice administrative de la Société du fleuve Saint-Jean, qui organise l’évènement, dans un article sur la marche paru sur le site de l’Armée canadienne.

Le 104e Régiment du Nouveau-Brunswick a été appelé pour renforcer les forces britanniques face à la perspective d’une invasion américaine dans le Haut-Canada pendant la guerre de 1812, peut-on lire sur le site de l’Armée canadienne. En temps normal, ils auraient descendu le fleuve Saint-Laurent en bateau, mais, au beau milieu de l’hiver, le fleuve était bloqué par les glaces. Par voie terrestre, le voyage était dur et extrêmement pénible. Les soldats ont essuyé des tempêtes de neige et la nuit, la température descendait sous les 30 degrés Celsius.

«Ce fut l’une des marches les plus importantes de l’histoire du monde militaire, et elle s’est déroulée au Canada. Ce qui rend l’histoire typiquement canadienne, c’est que les soldats ont dû affronter la nature avant d’affronter l’ennemi», précise Molly Demma.

«La reconstitution est importante pour les soldats canadiens puisqu’elle leur donne une idée de l’épreuve subie par leurs prédécesseurs. La marche du 104e Régiment est une source de fierté et l’exemple parfait de sens du devoir», explique pour sa part l’historien régimentaire, le capitaine David Hughes.

Le parcours de la reconstitution est identique à celui emprunté en 1813, et, lors de la première étape de cette longue marche, les soldats se sont arrêtés dans des communautés du Nouveau-Brunswick qui ont joué un rôle dans l’histoire.

Puis, lorsque le 1er Bataillon, The Royal New Brunswick Regiment, a atteint Cabano (Québec) le 10 mars, Les Fusiliers du St-Laurent ont poursuivi  les tâches de reconstitution avec leurs camarades du Nouveau-Brunswick.

En chemin, d’autres régiments se joindront encore à la marche pendant les cérémonies de transfert.

Tous ces évènements se déroulent au Québec et en Ontario, et une cérémonie marquant la fin de la marche est prévue à Kingston le 12 avril, la journée même du 200e anniversaire de l’arrivée du 104e Régiment d’infanterie du Nouveau-Brunswick.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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