Les libéraux dénoncent la fermeture du Centre de sauvetage maritime de Québec

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Le NGCC Pierre Radisson, brise-glace de la garde côtière canadienne (Photo: Nicolas Laffont)
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Le NGCC Pierre Radisson, brise-glace de la garde côtière canadienne (Photo: Nicolas Laffont)
Le NGCC Pierre Radisson, brise-glace de la garde côtière canadienne, à Québec (Photo: Nicolas Laffont)

Le porte-parole libéral en matière de langues officielles et de la Francophonie, Stéphane Dion, dénonce dans un communiqué publié aujourd’hui, mercredi 27 mars, ce qu’il appelle «le plan insensé du gouvernement conservateur de fermer le centre de sauvetage maritime qui, de Québec,  couvre toute la province.».

Le porte-parole libéral qualifie d’aberrante la décision des conservateurs de couper le Québec en deux,  d’en placer la moitié Ouest sous la lointaine supervision de Trenton, Ontario et la moitié Est sous la non moins distante Halifax, Nouvelle-Écosse.

Stéphane Dion, ex chef du Parti Libéral du Canada, est député fédéral de la circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, dans la région de Montréal, mais il est originaire de Québec, où est situé le Centre de sauvetage maritime qui est appelé à fermer ses portes.

La zone est du fleuve Saint-Laurent, qui est actuellement desservie par le Centre de sauvetage maritime de Québec (CSSM), doit passer le 15 avril sous la responsabilité du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage d’Halifax.

Il s’agit là de la première étape du regroupement des services qui mènera à la fermeture du centre de Québec l’automne prochain.

Après la fermeture complète du Centre de Québec, la portion ouest du fleuve Saint-Laurent, quant à elle (de Rivière-du-Loup vers Montréal) se retrouvera ainsi, à ce moment là, sous la charge du Centre des opérations de sauvetage de Trenton.

«[…] le centre d’Halifax n’est absolument pas prêt.», clament les libéraux , ajoutant dans le communiqué de ce matin «La précipitation des conservateurs va mettre des vies en danger. Le manque de préparation d’Halifax est confirmé dans un rapport interne rédigé à la fin février par la Garde côtière et les Forces canadiennes à la suite d’un exercice effectué au Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage d’Halifax.»

Le Parti libéral du Canada, après lecture de ce rapport dont il a obtenu une copie, affirme qu’il a une inquiétude croissante touchant la maîtrise de la langue et prétend qu’il faudrait une formation beaucoup plus poussée pour éviter le pire des scénarios.

Aux difficultés linguistiques, soulignent les libéraux dans leur communiqué, s’ajoutent un manque de connaissance de la géographie du Québec, notamment de la région du Saguenay. «Incapable de traiter adéquatement les appels de détresse, « le personnel d’Halifax ne pourra répondre adéquatement aux appels de détresse », serait-il écrit dans le rapport, selon les libéraux.

Pour finir, le porte-parole et ex chef du PLC déclare : « On parle de la sécurité sur le fleuve et Golfe, une navigation souvent difficile. On parle de gens dont la vie peut être en danger et qui, sous l’effet du stress parlent vite et avec leur accent. Comment quelqu’un dont le français n’est pas la langue et qui ne connaît pas la région peut répondre au quart de tour à de tels appels de détresse?».