L’industrie de la défense appuie la stratégie de construction navale des conservateurs

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Les chantiers Irving (Photo: Irving)
Les chantiers Irving (Photo: Irving)

À son tour, l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité(l’AICDS) ajoute son grain de sel dans le débat sur la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale, la SNACN. et se déclare heureuse de la Stratégie des conservateurs en matière de construction navale.

On sait que le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, ne voit pas comment le gouvernement pourrait livrer les navires promis, tels que promis, avec les 2, 6 milliards $ budgétisés pour le remplacement des deux navires de la marine d’approvisionnement existants qui devraient plutôt coûter, selon lui, 4,13 milliards de dollars.

Dans la foulée du rapport du directeur parlementaire du budget sur le plan conservateur en matière de construction navale, les libéraux passaient à l’attaque jeudi 28 février, accusant les conservateurs d’avoir caché aux Canadiens les véritables coûts de ce projet et les sommant de dire s’ils ont maintenant l’intention d’acquérir moins de navires pour remédier à la situation.

Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a répliqué ce vendredi 1er mars que la Marine royale canadienne obtiendrait bien les navires de ravitaillement dont elle a besoin, même si le Directeur parlementaire du budget affirme que le gouvernement conservateur n’a pas mis de côté l’argent nécessaire.

Le ministre a insisté pour dire que les nouveaux vaisseaux seraient équivalents ou supérieurs aux navires actuellement en service.

Pour sa part, l’industrie canadienne de la défense, représentée par l’AICDS, qui regroupe plus de 950 sociétés au Canada oeuvrant dans le domaine de la défense et de la sécurité, se montre quant à elle satisfaite de la Stratégie de construction navale du gouvernement conservateur et lui manifeste son appui dans in communiqué.

Pour le premier anniversaire de la signature des accords cadres de la SNACN avec les chantiers navals de Irving Shipbuilding, à Halifax et et de Seaspan à Vancouver, l’AICDS réaffirme son soutien à la décision politique du gouvernement de construire au Canada les navires de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne, maximisant ainsi avec les dépenses en matière de défense, dit le communiqué de l’Association, « les emplois, l’innovation, la fabrication et l’activité économique au Canada par les dépenses de défense.

AICDS appuie l’engagement du gouvernement à collaborer avec l’industrie dès les premières phases du projet, et voit cette façon de faire comme un élément essentiel de la réussite de la Stratégie d’approvisionnement en matière de construction navale». L’Association se réjouit de la participation de l’industrie à l’analyse finale des coûts du projet, des risques et de sa participation au projet dès la phase de conception jusqu’à la construction des navires.

L’Association se dit en outre heureuse de constater que le gouvernement a réaffirmé son engagement à adopter des stratégies d’approvisionnement qui prévoit utiliser au mieux les capacités de l’industrie canadienne de la défense.

De plus, souligne encore l’Association représentant l’industrie de la défense dans son communiqué, non seulement la coque mais aussi au moins 50% de l’équipement des navires proviendra des chantiers canadiens.

Aux yeux de l’AICDS, la Stratégie de construction navale des conservateurs est conforme aux recommandations du récent rapport  Jenkins sur la réforme des marchés publics de défense, qui mettait l’accent sur les capacités industrielles nationales clés.

Le rapport Le Canada d’abord : Exploiter l’approvisionnement militaire en s’appuyant sur les capacités industrielles clés, préparé par un comité d’experts présidé par M. Tom Jenkins, conseiller spécial de la ministre des Travaux publics, et remis le 12 février dernier, avait a été rédigé en appui à l’élaboration de la stratégie d’approvisionnement en matière de défense du gouvernement.

L’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité envisage donc la question de la stratégie de construction navale sous l’angle de la contribution des dépenses militaires à l’économie canadienne. Elle estime d’ailleurs que, pour chaque milliard de dollars de dépenses consacré à la défense et à la sécurité, on crée ou maintient 18 000 emplois et on contribue pour 710 millions de dollars au produit intérieur brut.

Bref, les navires seront peut-être plus chers ou moins rapides ou moins nombreux, mais ce qui compte, au yeux de l’industrie de la défense du pays, c’est qu’ils seront canadiens, ce qui ne peut être à ses yeux que bénéfique pour l’industrie.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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