Maduro annonce une commission d’enquête sur la mort de Chavez

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Le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les "ennemis" du pays d'avoir provoqué le cancer du président Hugo Chavez (Photo: AIM)
Le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les « ennemis » du pays d’avoir provoqué le cancer du président Hugo Chavez (Photo: AIM)

Le candidat bolivarien aux élections présidentielles vénézuéliennes d’avril et président par intérim, Nicolas Maduro, promet, s’il est élu, une commission d’enquête qui sera chargée de déterminer si, comme il le prétend, le cancer qui a emporté le président Hugo Chavez lui a été «inoculé» par ses ennemis et, si tel est le cas, comment.

«Sur Internet, il y a beaucoup d’articles sur ce sujet», a déclaré le dauphin du président décédé, ajoutant «Vous n’avez qu’à les chercher. L’Empire [les États-Unis]se livre à ce genre d’expériences depuis 40 ans. Ce sont des méthodes de guerre biologiques et bactériologiques».

Le président par intérim et candidat du Parti socialiste uni du Venezuela aux présidentielles d’avril, a donc promis que, s’il est victorieux, il nommera une commission présidentielle, composée de scientifiques nationaux et internationaux, afin de prouver «qu’on a inoculé» à Hugo Chavez le cancer dont est mort.

Maduro a déclaré qu’après avoir accompagné Chavez durant toute sa maladie, il a «l’intuition, et même plus, la conviction» que ce virus a été inoculé pour écarter Chavez «de la révolution vénézuélienne et latino-américaine populaire».

Le dauphin de Chavez a expliqué que ses ennemis auraient ainsi décidé d’éliminer le charismatique président parce qu’ils ne pouvaient gagner une élection contre lui, ni le renverser par un coup d’État.

Quelques heures avant l’annonce du décès du président Chavez, Nicolas Maduro, qui était alors son vice-président, avait d’ailleurs déjà accusé ses ennemis d’être à l’origine du cancer qui a emporté le populaire président âgé de 58 ans, au pouvoir depuis 14 ans.

L’élection présidentielle rendue nécessaire par le décès du Commandant Chavez mettra aux prises Nicolas Maduro, l’héritier politique du «Comandante», et le gouverneur de l’État de Miranda et chef de file de l’opposition de droite, la Mesa de la Unidad Democràtica, Henrique Capriles, battu par Chavez en octobre 2012.

Toutefois, un récent sondage donnait une confortable avance de 18 points à Nicolas Maduro qui «surfe» sur l’émotion provoquée par le décès de son prédécesseur et mentor.

Maduro accuse ses ennemis d’avoir inoculé à Chavez le cancer qui l’a emporté (Vidéo: laiguana tv)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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