Mali: des accrochages entre l’armée malienne et les djihadistes font sept morts

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Opération Serval - le 26 janvier 2013 Les forces armées maliennes sont projetées depuis Sévaré vers Gao afin d’assurer la sécurité de l’aéroport. Elles seront rejointes par plusieurs contingents africains, des nigériens et des tchadiens. Crédit : EMA / ECPA-D
Les forces armées maliennes à Gao
(Photo: Archives / EMA / ECPA-D)

De nouveau accrochages à Gao, dans le nord du Mali, nord du Mali, entre l’armée malienne et des combattants islamistes, ont fait sept morts, un militaire, quatre islamistes et deux civils ce dimanche 24 mars.

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a revendiqué cette attaque . Neuf moudjahidines sont arrivés à Gao. Ils ont attaqué un camp de l’armée malienne à Gao même.

C’est le Mujao est un des trois groupes islamistes armés qui avaient occupé le nord du Mali depuis juin 2012 jusqu’à ce qu’ils en soient chassés par l’intervention militaire française, lancée le 11 janvier, qui a revendiqué une attaque.

Les premiers tirs ont été entendu samedi dans la soirée et les échanges de coups de feu ont alors duré environ deux heures. Un groupe d’islamistes a dans la nuit de samedi à dimanche réussi à s’infiltrer dans la ville malgré les barrages de sécurité.

Après une accalmie pendant la nuit, les combats ont repris tôt dimanche matin

À Gao, reprise le 26 janvier par les forces françaises et maliennes, est l’ancien bastion des islamistes du Mujao. Des affrontements entre les troupes maliennes et alliées, d’une part, et des islamistes armés ont encore régulièrement dans la ville et les et aux alentours que les forces maliennes peinent à sécuriser.

Cette attaque coïncide aussi avec la confirmation par la France de la mort de l’Algérien Abou Zeïd, l’un des hauts responsables d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Abou Zeïd a été tué fin février lors des combats menés par l’armée française dans l’Adrar des Ifoghas, massif montagneux de l’extrême nord-est du Mali, voisin de l’Algérie, où les soldats français bénéficient de l’appui des troupes tchadiennes, mais ce n’est que le 23 mars, après des test d’ADN, que la présidence française a confirmé sa mort.

Les hommes du chef islamiste tué détiennent toujours au moins cinq ressortissants français. Un sixième otage, Philippe Verdon, enlevé en novembre 2011 au Mali, a quant à lui été exécuté par ses ravisseurs selon un porte-parole d’Aqmi, devenant le premier otage français exécuté depuis le début de l’intervention française au Mali.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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