Vénézuela: Nicolas Maduro crie au complot et accuse les Américains

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En interview, le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les Américains de comploter l'assassinat d'Enrique Capriles (Photo: Miraflores Palace)
En interview, le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les Américains de comploter l’assassinat d’Henrique Capriles (Photo: Miraflores Palace)

Comme son prédécesseur et mentor, Hugo Chàvez, avait l’habitude de le faire, Nicolas Maduro crie au complot, accusant des responsables américains de comploter pour assassiner le chef de l’opposition de droite, Henrique Capriles.

En effet, lors d’un entretien sur les ondes de Televén, dimanche 17 mars, avec José Vicente Rangel, à l’émission « José Vicente Aujourd’hui », sur les ondes de Televén, Maduro a réitéré que le gouvernement détient des informations sur un complot contre le candidat de la Mesa de la Unidad Democrática (Table de l’Unité démocratique).

Dans cet entretien à la chaîne privée vénézuélienne, Nicolas Maduro, n’hésite pas à interpeller le président Barack Obama, affirmant que « Roger Noriega, Otto Reich, des fonctionnaires du Pentagone et la CIA, sont derrière ce complot.

Selon le successeur d’Hugo Chàvez, l’objectif de ce complot est de « faire porter la responsabilité [d’un éventuel assassinat] sur le gouvernement » et « de créer le chaos au Venezuela », où doit se tenir le 14 avril l’élection présidentielle rendue nécessaire par la mort du président Hugo Chavez le 5 mars.


Sur les ondes de la chaîne privée Televén, le président vénézuélien par intérim accuse les Américains de complot d’assassinat(Vidéo: 25 segungos/televén)

Le dauphin du président Chàvez, Nicolas Maduro, et le leader de droite Henrique Capriles sont tous les deux candidats à l’élection présidentielle du 14 avril.

Le gouvernement vénézuélien accuse régulièrement Noriega et Reich de chercher à déstabiliser le pays. Roger Noriega est l’ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA), et Otto Reich, sous-secrétaire d’État américain, est l’ancien ambassadeur des États-Unis à Caracas.

Accusant aussi certains opposants de droite d’être complices dans le prétendu « plan putschiste », Nicolas Maduro a indiqué que son gouvernement « allait garantir toute sa protection à tous les candidats présidentiels, en particulier à Henrique Capriles. »

Le président a déclaré que son gouvernement est «la garantie que le Venezuela continuera en paix. », ajoutant que ce n’est qu’ainsi que se poursuivront les programmes sociaux et autres avantages gagnés pendant la règne de 14 ans d’Hugo Chavez.

Par ailleurs, Maduro a estimé qu’après les élections, «les épaves de l’opposition devront prendre leur retraite» et a exprimé l’espoir « que se lève une nouvelle génération de politiciens (d’opposants) qui abandonnent les voies du coup d’État ».

L’opposition pour sa part a dénoncé des menaces d' »agression » dont Henrique Capriles aurait fait l’objet avant de présenter sa candidature devant le Conseil électoral. Capriles, 40 ans va tenter de se faire élire à la présidence du pays pour la deuxième fois, après avoir perdu l’élection d’octobre contre Hugo Chavez.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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