Attentats de Boston: la Tchétchénie s’en lave les mains

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Le président Tchétchène, Ramzan Kadyrov, à droite, avec le président russe Vladimir poutine (Photo Archoves / FP)
Le président Tchétchène, Ramzan Kadyrov, à droite, avec le prsident russe Vladimir poutine (Photo Archives / FP)

Dans l’affaire des attentats de Boston, la Tchétchénie s’en lave les mains, Moscou promet sa coopération et, aux États-Unis, les sénateurs McCain et Graham demande le statut d’ennemi combattant pour le suspect capturé hier soir.

Le numéro un de la République russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a affirmé vendredi soir que les auteurs présumés de l’attentat de Boston, les frères Tsarnaïev, n’avaient aucune relation avec la Tchétchénie, les deux hommes vivant et étudiant aux États-Unis, rapporte l’agence russe RIA Novosti.

«Nous ne connaissons pas les Tsarnaïev, ils ne vivaient pas en Tchétchénie, ils vivaient et étudiaient en Amérique. Ce qui s’est passé à Boston est la faute du renseignement américain», a déclaré Kadyrov aux journalistes, réagissant aux informations des médias selon lesquelles que les deux frères seraient originaires de Tchétchénie.

Le Kremlin a souligné pour sa part samedi que le président Obama et le président russe Vladimir Poutine avaient convenu par téléphone de renforcer leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme.

La Russie n’a pas été en mesure de fournir à la partie américaine des informations concernant les frères Tsarnaïev, car ces derniers ne vivaient pas en Russie, rapporte aussi l’agence russe, citant une source au sein des services spéciaux russes, notant toutefois que les contacts établis avec les États-Unis sur cette question allaient se poursuivre.

Selon la source, «étant donné que les frères Tsarnaïev ne résidaient pas en Russie, nos services spéciaux n’ont pas pu fournir d’information opérationnelle à nos partenaires étrangers».
La même source, dit encore l’agence, a indiqué que «le travail conjoint avait été mis en place » et que «les contacts allaient se poursuivre».

Le Kremlin a aussi souligné pour sa part, samedi 20 avril, que le président Obama et le président russe Vladimir Poutine avaient convenu par téléphone de renforcer leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme.

Les enquêteurs américains cherchent par maintenant à en savoir plus sur le mode opératoire des frères Tsarnaev, qui ont utilisé deux bombes rudimentaires, des cocottes-minute chargées de clous et de billes.

Aujourd’hui, samedi, Interpol a lancé une alerte sur les caractéristiques des explosifs utilisés pour bien vérifier si des engins similaires ont déjà été utilisés et où et comment.

Par ailleurs, pour tirer le maximum d’informations du jeune tchétchène , le FBI pourrait invoquer «l’exception de sécurité publique» pour l’interroger, rapporte  le New York Times.

Cette mesure signifie que le Djokhar Tsarnaev ne bénéficierait pas des droits dits Miranda, qui prévoient qu’un prévenu a le droit de garder le silence et  d’être assisté d’un avocat pendant les interrogatoires.

«Maintenant que le suspect est détenu, la dernière chose que nous voulons est qu’il garde le silence. Il est absolument vital qu’il soit interrogé afin d’en tirer des renseignements», ont déclaré pour leur part dans un communiqué les sénateurs républicains John McCain et Lindsay Graham.

Le jeune homme d’origine tchétchène a obtenu la nationalité américaine l’an passé, mais les deux influents sénateurs demandent néanmoins pour Djokar Tsarnaev le statut d’«ennemi combattant», comme celui des détenus de Guantanamo.

Le jeune homme, qui se terrait dans un  bateau entreposé dans le jardin d’une maison de Watertown, est pour l’instant toujours hospitalisé et n’a pas pu être interrogé.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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