Deux mille enfants-soldats en Centrafrique selon l’UNICEF

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D'ex-enfants soldats dans un centre de transit de l'UNICEF, en République centrafricaine (Photo: Brian Sokol , Unicef)
D’ex-enfants soldats dans un centre de transit de l’UNICEF, en République centrafricaine (Photo: Archives/Brian Sokol/Unicef)

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré vendredi 12 avril «détenir la preuve évidente de la poursuite du recrutement et de l’utilisation des enfants par les groupes armés en République Centrafricaine» et a mis en garde les chefs de ces groupes, leur rappelant qu’il s’agit là d’une violation grave du droit international.

L’UNICEF estime en effet que plus de 2 000 garçons et filles ont été associés à des groupes armés, y compris les groupes d’autodéfense opérant dans le pays avant la recrudescence des hostilités en décembre, l’an dernier.

Selon l’agence onusienne, le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés ont été monnaie courante des deux côtés lors des dernières confrontations, et ce depuis décembre 2012, et la prise de la capitale Bangui par les rebelles de la Séléka le 24 mars n’a pas changé la situation.

«Le recrutement d’enfants est à la fois moralement inacceptable et interdit par le droit international. Nous avons demandé aux nouvelles autorités du pays de garantir la libération immédiate de tous les enfants associés aux groupes armés ainsi que leur protection contre de nouvelles violations», a déclaré le représentant de l’UNICEF en République Centrafricaine, Souleymane Diabaté.

Lueur d’espoir toutefois, le nouveau pouvoir, en mal de reconnaissance internationale, a manifesté son intention de coopérer avec l’UNICEF pour identifier et libérer les enfants dans les rangs des groupes armés.

Depuis 2007, plus de 1 000 filles et garçons ont été libérés des groupes armés et des groupes d’autodéfense en Centrafrique, mais, au cours des quatre derniers mois, en raison des tensions, de l’insécurité et du manque d’accès des travailleurs humanitaires à une grande partie du pays, les enfants ont été beaucoup plus à risque d’être recrutés et utilisés par les groupes armés.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion6 commentaires

  1. Marie-Grâce Le Roy

    UNE RAISON DE PLUS POUR SENSIBILISER UN MAX DE PERSONNE SUR LE PARRAINAGE DES ENFANTS VIVANT EN CENTRAFRIQUE.

  2. je me demande si la guerre continue pour qu'ils continuent à recruter les enfants et ce ne sont pas leurs propres enfants ,des enfants d'autruit quel crime moral? dommage qu'ils sont mortels comme les autres