Heurts entre la Séléka et des habitants de Bangui: une vingtaine de morts

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Manifestation des partisans du nouvel homme fort de Centrafrique, Michel Djotodia, à Bangui le 30 mars 2013 (Photo: Sia Kambou/AFP)
Des partisans du nouvel homme fort de Centrafrique manifestent à Bangui, le 30 mars 2013 (Photo: Archives/Sia Kambou/AFP)

Selon la Croix rouge locale et plusieurs témoins, une vingtaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche dans la capitale centrafricaine, Bangui, lors d’affrontements entre les forces armées de la Séléka et des habitants.

Dans des propos rapportés par l’AFP, une personne travaillant à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui a indiqué ne pas avoir tous les détails sur les victimes, mais «d’après ce que nous avons vu, et les informations qui nous sont parvenues des autres formations sanitaires, on approche déjà 20 morts».

Dans un bilan provisoire établi par la Croix-rouge avant les affrontements de ce week-end, il y avait au moins 119 morts et 456 blessés depuis la fuite de l’ancien président Bozizé et la prise de pouvoir par la Séléka le 24 mars dernier.

Les habitants exaspérés par l’insécurité

Depuis cette date, la Séléka a du mal à rétablir l’ordre dans Bangui. Des éléments incontrôlables de l’ancienne rébellion ou de bandits effectuent des pillages dans un climat de vives tensions. Les habitants vivent dans la peur, mais sont aussi excédés par l’insécurité et les pillages.

Selon le correspondant pour la BBC Afrique à Bangui, le problème serait que beaucoup d’armes circulent dans la ville et que les habitants des quartiers, en particulier les jeunes, sont exaspérés par les pillages qui sont imputés en grande partie aux rebelles. Ces jeunes auraient reçu des armes lors de l’avance des rebelles vers la capitale.

Faisant office de porte-parole dans le nouveau gouvernement, le général Moussa Dhaffane a déclaré que les combats ont éclaté alors que l’armée effectuait des patrouilles dans le quartier de Boy-Rabe, considéré comme favorable au président déchu Bozizé.

Douze personnes auraient ainsi été tuées dans le 7e arrondissement de Bangui (sud de la capitale), où le maire du quartier Joseph Tagbalet faisait partie des blessés et a été transporté à l’hôpital, selon des témoins. Les tirs auraient également fait fuir une partie de la population du quartier qui sont allés se réfugier au Congo voisin.

Un chauffeur de taxi qui était présent sur les lieux au moment de l’incident a indiqué à l’AFP qu’«un élément de la Séléka a ouvert le feu sur un jeune qui tenait le pousse-pousse (avec un corps à inhumer)» et qui est mort «sur le champ». «Cela a suscité la colère des membres du cortège et des habitants», selon ce qu’a dit le chauffeur.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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