Inauguration du NGCC Private Robertson, premier navire de Classe «Héros» de la Garde côtière

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Le NGCC Private Robertson V.C., le premier de neuf nouveaux navires de la classe héros  a été inauguré officiellement ce mardi 30 avril lors d'une cérémonie à Sarnia, en Ontario (Photo: Archives/Garde Côtière)
Le NGCC Private Robertson V.C., le premier de neuf nouveaux navires de la classe «héros»  a été inauguré officiellement ce mardi 30 avril lors d’une cérémonie à Sarnia, en Ontario (Photo: Archives/Garde Côtière)

Le NGCC Private Robertson V.C., le premier de neuf nouveaux navires de la classe héros  a été inauguré officiellement ce mardi 30 avril lors d’une cérémonie à Sarnia, en Ontario.

Construit au chantier naval Irving à Halifax (Nouvelle-Écosse), le navire de la Garde côtière canadienne Private Robertson V.C. fait 43 mètres de long, peut atteindre une vitesse de 25 nœuds, a une portée de 2 000 miles marins et pourra rester en mer pendant une période pouvant aller jusqu’à deux semaines sans être réapprovisionné.

Les navires de la classe héros sont nommés en l’honneur de héros canadiens qui ont sacrifié leur vie pour le pays. Le premier navire de cette classe est nommé en souvenir du soldat James Peter Robertson, récipiendaire de la Croix de Victoria.

Le Private Robertson est destiné à renforcer la sécurité maritime dans les Grands Lacs et la voie maritime du Saint-Laurent, et sera utilisé dans le cadre du programme conjoint des équipes de la sûreté maritime, un partenariat entre la Garde côtière canadienne et la Gendarmerie royale du Canada.

«Notre gouvernement est fier de compter ce nouveau navire de la classe héros parmi sa flotte», a déclaré à cette occasion le ministre responsable de la Garde côtière, Keith Ashfield.

Son collègue ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a souligné pour sa part que: «Ce nouveau navire de la Garde côtière canadienne accroîtra davantage le partenariat en matière de mise en application de la loi entre la GRC et la Garde côtière canadienne – partenariat essentiel à la sécurité maritime.»

Plusieurs bateaux de la garde côtière ont été remplacés

Ironie du sort, cette inauguration a lieu le même jour que le dévoilement à Ottawa du rapport du vérificateur général, Michaël Ferguson, qui se dit très préoccupé par la pérennité des services de recherche et sauvetage dans les années à venir, menacée, selon lui, par l’insuffisance chronique de personnel au sein de l’Aviation royale canadienne et les difficultés à recruter de la Garde côtière canadienne, en plus d’enjeux liés à la formation qu’éprouvent ces deux organismes responsables de la recherche et sauvetage au Canada.

Toutefois, le vérificateur général note bien dans son rapport que la Garde côtière canadienne a remplacé de son côté un certain nombre de ses bateaux de recherche et sauvetage et établi un calendrier d’entretien régulier.

Depuis 2009, le gouvernement du Canada a livré plusieurs nouveaux navires plus performants à la Garde côtière, notamment trois patrouilleurs semi-hauturiers de la classe héros (NGCC Private Robertson V.C., NGCC Caporal Kaeble V.C. et NGCC Corporal Teather C.V.), l’aéroglisseur NGCC Mamilossa, cinq bateaux de recherche et de sauvetage, deux navires spécialisés, trois navires semi-hauturiers de recherches halieutiques, 30 barges environnementales et 60 petites embarcations.

Le Centre de coordination du sauvetage maritime de Québec

Par ailleurs, dans l’affaire du déménagement à Halifax et à Trenton des activités du Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec, c’est dans les prochaines semaines que le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, remettra un nouveau rapport aux parties concernées.

Devant les récentes critiques au sujet de l’intégration du Centre secondaire de sauvetage maritime de Québec à Halifax, le gouvernement avait dû reculer et la Garde côtière canadienne avait reconnu que le gouvernement devait être absolument convaincu que des services en français solides soient assurés avant de procéder à des changements.

Les responsables de la Garde côtière avaient donc fait «appel au commissaire aux langues officielles pour s’assurer que les services en français offerts à partir du centre conjoint des opérations de sauvetage de Halifax soient de niveau égal ou supérieur à ceux qui sont offerts actuellement» et s’était engagé à ne pas procéder au déménagement tant et aussi longtemps que le commissaire Fraser ne se montrerait pas satisfait du niveau de bilinguisme à Trenton et Halifax.
Le commissaire, Graham Fraser avait alors accepté de devancer le suivi des recommandations à la Garde côtière qu’il faisait dans un rapport précédent.

Le Commissaire aux langues officielles, qui part en voyage d’affaires dans une dizaine de jours, devrait donc remettre son nouveau rapport aux intéressés d’ici à son départ.

La plupart des observateurs ne s’attendent toutefois pas à ce que la garde côtière, en si peu de temps, ait réussi à changer la donne et à rehausser les exigences linguistiques des postes de coordonnateur, recherche et sauvetage maritime des centres d’Halifax et de Trenton et s’assurer à ce qu’il y ait, sur chacun des quarts de travail, suffisamment de personnel bilingue, comme le lui suggérait le premier rapport.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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