Irak: rencontre entre Al-Maliki et le chef du gouvernement régional kurde

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La ville de Kirkouk, au kurdistan irakien (Photo: doku6)
La ville de Kirkouk, au kurdistan irakien (Photo: Archives/doku6)

Le premier ministre irakien, Nuri al-Maliki, et son homologue du gouvernement régional kurde, Nichervan Barzani, doivent se rencontrer ce lundi 29 avril à Bagdad, indique un communiqué de presse de la Mission d’assistance des Nations Unies en Irak (MANUI).

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, Martin Kobler, qui avait déclaré tout récemment que l’Irak était à la croisée des chemins, a souhaité que ces pourparlers permettent de répondre aux questions en suspens.

«À ce stade crucial, s’asseoir ensemble et engager le dialogue dans un esprit constructif est le meilleur moyen de résoudre les problèmes», a déclaré le représentant de l’ONU, ajoutant espérer «sincèrement que cette réunion contribuera à trouver des solutions durables sur la base de la Constitution afin de surmonter la crise actuelle en Irak et permettra aux ministres kurdes de siéger au sein du Cabinet très bientôt».

L’opposition entre le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, membre du parti chiite Dawa, et les autres groupes qui composent la société irakienne a dégénéré en violences.

Depuis plus d’un an, des milliers d’Irakiens manifestent dans les régions à majorité sunnite pour réclamer le départ de M. Maliki, accusé de marginaliser la communauté sunnite.

Pour leur part, les autorités de la région autonome du Kurdistan (nord) ont déployé une force de sécurité près de Kirkouk pour parer à d‘éventuelles attaques contre cette ville riche en pétrole et revendiquée tant par les Kurdes que par le pouvoir central à Bagdad.

Plus tôt cette semaine, le représentant de l’ONU avait déjà appelé les dirigeants religieux et politiques à ne pas laisser la situation dégénérer davantage et avait exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue.

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, pour sa part, a imputé, samedi 27 avril, les violences confessionnelles et sectaires au conflit en Syrie voisine, au moment où le déploiement de forces kurdes près d’une région disputée a accru les tensions.

En outre, l’Irak a suspendu dimanche les licences de dix chaînes accusées d’inciter au confessionnalisme, dont Al-Jazeera du Qatar, dans une tentative de réduire les plus fortes tensions entre sunnites et chiites depuis six ans.

Par ailleurs, au cours du weekend, le représentant de l’ONU, Martin Kobler, a aussi déploré l’assassinat de Jalal Diab, le chef du Mouvement des Irakiens libres (Ansar al-Huriya), qualifiant cet acte de « honteux et de méprisable».

Jalal Diad, qui était à la tête d’une organisation non gouvernementale qui défend les droits de la minorité irakienne noire du sud du pays, a été tué vendredi dans la province de Basra.

«Je suis profondément attristé par la perte d’une figure aussi prééminente des droits de l’homme en Irak, que j’ai rencontré à plus d’une reprise», a déclaré le Représentant spécial de l’ONU, qui a également condamné la tentative d’assassinat contre Amar Al-Mantifij, un jeune candidat à un siège au sein du Conseil des gouverneurs.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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