John Kerry rencontre le président de l’Autorité palestinienne à Istanbul

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Le secrétaire d'État John Kerry et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont rencontrés dimanche 21 avril dans un grand hôtel d'Istanbul (Photo : Department of State)
Le secrétaire d’État John Kerry et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont discuté durant une heure et demi,ce dimanche 21 avril, dans un grand hôtel d’Istanbul, accompagnés de leur délégation, puis en tête à tête (Photo : Department of State)

Le secrétaire d’État américain John Kerry a rencontré ce dimanche 21 avril à Istanbul le président palestinien Mahmoud Abbas pour discuter encore une fois du processus de paix israélo-palestinien, dans l’impasse depuis deux ans et demi, et de la normalisation entre Israël et la Turquie.

Le secrétaire d’État américain et le président de l’Autorité palestinienne, ont donc poursuivi la conversation qu’ils ont depuis plusieurs semaines sur la manière de ramener les deux parties à la table des négociations.

Le secrétaire américain travaille à un projet de relance de l‘économie palestinienne pour tenter de rétablir un climat de confiance et il avait aussi annoncé que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, envoyé spécial du Quartette au Proche-Orient, avait accepté de prendre part aux efforts pour essayer de «faire aller de l’avant l‘économie des territoires palestiniens».

Le secrétaire américain travaille à un projet de relance de l‘économie palestinienne pour tenter de rétablir un climat de confiance et il avait aussi annoncé que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, envoyé spécial du Quartette au Proche-Orient, avait accepté de prendre part aux efforts pour essayer de «faire aller de l’avant l‘économie des territoires palestiniens».

La rencontre d’aujourd’hui était la première depuis la démission, le 13 avril dernier, du premier ministre palestinien Salam Fayyad.

La normalisation des relations israélo-turques

Le secrétaire d’État américain doit aussi s’entretenir avec le premier ministre Recep Tayyip Erdogan et déjeuner avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu, avant de quitter Istanbul.

Il est prévu qu’ils discutent du processus de normalisation des relations entre la Turquie et Israël, sujet qu’il a aussi abordé avec le président de l’Autorité palestinienne.

Fin mars, à la toute fin de sa visite au Moyen-Orient, en Israël et dans les Territoires,Barack Obama avait réussi à réconcilier Israël et la Turquie, en froid depuis 2010, à la suite de l’affaire du Mavi Marmara, ce navire qui avait appareillé de Turquie pour tenter de forcer le blocus naval de Gaza et que les Israéliens avaient dû arraisonner, causant la mort de neuf Turcs.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait présenté ses excuses officielles à la Turquie pour la mort des neuf Turcs, un geste qu’Ankara attendait depuis longtemps.

Une délégation israélienne est maintenant attendue lundi à Ankara, la capitale turque, pour discuter de l’indemnisation des victimes de l’assaut contre le bateau, mais les discussions s’annoncent difficiles car les familles des victimes réclament d’abord la levée du blocus de Gaza.

De son côté, lors de cette visite à Istanbul, le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, Abbas devait voir aussi le président turc Abdullah Gül et M. Davutoglu.

Le premier ministre Erdogan islamiste turc a l’intention de se rendre fin mai à Gaza, dirigé par le mouvement islamiste radical Hamas, ennemi juré d’Israël, mais le Fatah de Mahmoud Abbas, mouvement rival du Hamas, a critiqué ce projet, estimant qu’il ne faisait que renforcer la division entre les Palestiniens.

La réunion des «Amis de la Syrie»

Kerry était à Istanbul pour la réunion samedi soir des «Amis de la Syrie», où les États-Unis ont annoncé le doublement de doublement de leur assistance directe aux forces de l’opposition et la livraison d‘équipements militaires défensifs, mais toujours pas les armes que réclame l’opposition en promettant qu’elle s’assurera qu’elles ne tombent pas en de mauvaises mains.

Les pays occidentaux hésitent toujours à livrer des armes aux rebelles, de peur de les voir tomber entre les mains des extrémistes islamistes, comme le front al-Nosra qui vient de faire allégeance à Al-Qaïda.

Pour éviter que l’aide des pays occidentaux de tombe dans les mauvaises mains, le secrétaire d’État américain a précisé que tous les pays Amis de la Syrie, y compris l’Arabie saoudite et le Qatar qui sont soupçonnées de déjà livrer des armes aux rebelles, se sont engagés à fournir toute leur aide au seul commandement militaire officiel de l’opposition, dirigé par Salim Idriss.

Le chef démissionnaire de la Coalition nationale de l’opposition syrienne (CNS), Ahmad Moaz Al-Khatib, a pour sa part tenté de rassurer les Occidentaux en réitérant son engagement en faveur de la démocratie et en promettant de se débarrasser de ses éléments les plus extrémistes.

Au terme de la réunion du groupe des onze pays Amis de la Syrie, le secrétaire d’État américain John Kerry a souligné que, désormais, le montant de cette aide à l’opposition syrienne atteindrait 250 millions $.

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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