Journée de réjouissances en souvenir de la bataille de York (PHOTOS)

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Ce matin, à 10h, dans les marches de l’édifice de l’Assemblée législative de l’Ontario au Queen’s Park, le 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment a reçu son nouveau drapeau régimentaire des mains du prince Philip, Duc d’Édimbourg, en cette journée du samedi 27 avril, qui coïncide avec le 200e anniversaire de la bataille de York, le 27 avril 1813, où se sont battus les troupes britanniques, la milice locale et leurs alliés des premières nations contre l’envahisseur américain.

«Le Bataillon est honoré de recevoir son nouveau drapeau régimentaire du colonel en chef », déclare le lieutenant-colonel David Quick, commandant du 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment.«La présentation d’un nouveau drapeau est un moment glorieux et nous sommes ravis de partager cette journée avec Son Altesse Royale le Duc d’Édimbourg.»

Les couleurs régimentaires «sont en quelque sorte le drapeau de cérémonie sur lequel sont inscrites les victoires du régiment. Historiquement parlant, les couleurs étaient le point de ralliement des troupes sur le champ de bataille; aujourd’hui, elles rappellent aux soldats le passé de leur unité et ceux qui y ont servi avant eux. C’est le bien le plus précieux d’une unité d’infanterie.», dit le ministère de la Défense.

Les membres du 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment, ont effectué une démonstration de leurs capacités et de leur équipement devant les visiteurs qui se trouvaient à proximité de Queen’s Park avant de recevoir leur nouveau drapeau régimentaire.

La ville de Toronto et les Forces armées canadiennes ont collaboré pour commémorer ce moment important de l’histoire de Toronto en organisant une série d’événements et d’expositions.

Suite à la présentation du drapeau régimentaire, les membres du 3 RCR se joignent donc aux soldats et aux matelots pour une parade militaire qui quittera Queen’s Park pour se rendre au site historique national de Fort York.

Plus de 1500 membres des Forces armées canadiennes, drapeaux flottant et accompagnés de treize musiques militaires, marchent ce samedi les cinq kilomètres qui séparent l’édifice de l’Assemblée législative de l’Ontario et le site historique national de Fort York.

Il s’agit, dit un communiqué de la Défense, d’une des plus grosses parades à avoir lieu à Toronto depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et c’est un événement à ne pas manquer.

La bataille de York

Le 27 avril 1813, le Fort York, où se trouvait la principale garnison de la ville de York, avait subi l’assaut conjugué de l’armée de terre et de la marine des États-Unis.

Cette attaque avait pour principal objectif la capture du Sir Isaac Brock, un navire de guerre de 30 canons en cours de construction à York qui, une fois les travaux achevés, constituerait le plus formidable vaisseau d’attaque à naviguer sur le lac Ontario.

Les États-Unis espéraient croyaient qu’en s’emparant du Sir Isaac Brock, ils s’assureraient la maîtrise du lac et changeraient le cours de la guerre en leur faveur.


Le chemin suivi par les envahisseurs américains en 1813 (Courtoisie: Ville de Toronto)
A- débarquement B-Assaut C-Bataille D La Batterie Ouest E-La garnison britannique

Succombant sous le nombre et la force supérieurs des envahisseurs américains, les troupes britanniques, la milice locale et leurs alliés des Premières Nations sont rapidement défaits.

Mais, malgré leur victoire, les Américains n’ont pu s’emparer du Sir Isaac Brock.

Le major général sir Roger Hale Sheaffe, qui commandait les troupes britanniques battant en retraite, a ordonné qu’on brûle le navire en construction pour empêcher sa capture par l’ennemi.

En outre, les troupes britanniques ont fait exploser toute la poudre à canon stockée dans le magasin principal du Fort York.

Plusieurs Américains périrent dans l’explosion, dont leur commandant, le général Zebulon Pike.

Le Royal Canadian Regiment et le Prince Philip


Son Altesse Royale le prince Philip, duc d’Édimbourg, en compagnie du lieutenant colonel David Quick, commandant du 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment font l’inspection des troupes du 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment, à Queen’s Park, à Toronto, le 27 avril 2013 (Photo : Caporal-chef Dan Pop, Affaires publiques de l’Armée canadienne)

The Royal Canadian Regiment, pour sa part, est un régiment d’infanterie des Forces canadiennes.

Formé en 1883, il est le plus ancien régiment d’infanterie la Force régulière au Canada. Le régiment est aujourd’hui divisé en quatre bataillons, dont un de réserve pour un total d’environ 2 000 soldats.

Le plus ancien membre toujours en service du régiment est nul autre que le lieutenant-général Peter Devlin, actuellement commandant de l’Armée canadienne.

Le régiment n’est pas une structure organisationnelle en tant que telle, mais plutôt protocolaire. Les quatre bataillons du régiment sont donc des unités opérationnelles distinctes.

Le 3RCR quant à lui  est un bataillon d’infanterie légère de la Force régulière et possède une compagnie de parachutistes. Il est composé de trois compagnies de fusiliers dont une de parachutistes : la Compagnie M ou Mike, la Compagnie N ou November et la Compagnie O ou Oscar.

Il comprend également une compagnie d’appui, la Compagnie Q ou Quebec et une compagnie de services d’appui, la Compagnie R ou Romeo.
Bien que ce ne soit pas son nom officiel, Compagnie Mike est souvent appelée « Para Company », la Compagnie Para, puisqu’elle est composée de parachutistes.

La devise du régiment est « Pro Patria » et le régiment a aussi un slogan qui est « Never pass a fault », traduisible par « Ne jamais laisser passer une faute ».

Le colonel-en-chef du Royal Canadian Regiment est le prince Philip, duc d’Édimbourg, depuis le 8 décembre 1953.

Le rôle principal du colonel en chef d’un régiment est de créer un lien direct entre le régiment et la famille royale «Le régiment a établi une relation privilégiée avec Son Altesse royale le prince Philip, duc d’Édimbourg, au moyen d’une correspondance officielle régulière», précise d’ailleurs un communiqué de la Défense.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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