Kerry demande du temps et de l’aide au développement économique des Territoires

0
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le 9 avril à Jérussaem (Photo: Department of State)
Le secrétaire d’État américain, John Kerry, avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le 9 avril à Jérussaem (Photo: Department of State)

Le secrétaire d’État américain John Kerry, lors de son point de presse à l’aéroport Ben Gurion avant son départ pour Londres après une visite de trois jours en Israël et dans les Territoires palestiniens, a mis l’accent sur la nécessité d’un travail de fond pour relancer les négociations de paix entre Israéliens Palestinien, jugeant «plus important de faire bien que vite» et insistant sur l’aide au développement économique des territoires pour ouvrir la voie au dialogue.

«Cet effort ne vise pas seulement à ramener les parties aux négociations, il s’agit de conduire tout le monde à la meilleure position pour réussir», a dit le secrétaire américain, ajoutant : «Nous souhaitons essayer de créer les conditions de la paix afin de pouvoir reprendre les négociations de manière claire et précise».

Entre temps, John Kerry s’est engagé à «lancer de nouveaux efforts très ciblés pour promouvoir le développement économique et lever certains des obstacles et des barrières au commerce en Cisjordanie, pour y avancer très rapidement vers une expansion de l’activité et de l’investissement dans le secteur privé».

Le secrétaire américain a précisé «Le premier ministre Netanyahu avons parlé en détail ce matin des mesures spécifiques que nous pourrions prendre pour alléger les formalités administratives, pour aider à accélérer l’objectif de la croissance économique en Cisjordanie, et je lui ait fait savoir que je l’ai déjà pris contact avec nos partenaires aux États-Unis. La Maison Blanche s’est engagée à ce sujet – le président est engagé dans ce processus – et nous allons mettre toute l’énergie de notre propre gouvernement – l’OPIC, l’Export-Import Bank, l’USAID, les institutions financières internationales, l’Agence de Commerce et de partenariat, – tous ces efforts seront consacrés à cette initiative pour avoir un impact significatif sur l’emploi et la sécurité économique de la Cisjordanie».


Extrait du point de presse de John Kerry (Vidéo: Department of State)

«La croissance économique nous aidera à être en mesure de fournir un climat, si vous voulez, une atmosphère, dans laquelle les gens ont une plus grande confiance pour aller de l’avant», a dit John Kerry, tout en ajoutant qu’il tenait à «souligner – et j’insiste très fortement: Ce n’est pas à la place de, ou une alternative à la voie politique. Ce n’est pas un substitut. La voie politique reste l’objectif principal. Mais c’est un plus, une façon qui pourrait contribuer à faciliter cette voie».

Il a aussi déclaré prendre acte du «plaidoyer passionné» prononcé par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour la libération des prisonniers palestiniens détenus depuis le plus longtemps par Israël, soulignant que le premier ministre israélien, avec qui il a abordé la question, s’était montré conscient du «potentiel explosif» de leur situation, après une série de heurts ces derniers mois en Cisjordanie après la mort de deux détenus palestiniens.

Le secrétaire américain a par ailleurs évoqué l’initiative de paix de 2002 de la Ligue arabe qui offrait à Israël une normalisation avec tous les pays arabes en retour d’un retrait total des territoires occupés, la qualifiant «d’importante contribution au dialogue», précisant néanmoins qu’«Il se peut qu’elle ne soit pas sous sa forme actuelle une base de négociations».

Pendant ce temps, le ministre du Logement, Uri Ariel, du parti nationaliste religieux du Foyer Juif, a exclu tout gel de la colonisation et il a annoncé ce mardi 9 avril la construction de 50 logements situés à Jérusalem-Est annexée destinés à des rescapés de la Shoah.

Le président palestinien, recevant dimanche M. Kerry à Ramallah, avait pourtant réitéré que gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est tétait, avec une reprise des pourparlers sur la base des lignes de juin 1967, c’est-à-dire avant la Guerre des Jours et le début de l’occupation israélienne, des conditions essentielles pour la relance des négociations de paix.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Les commentaires sont fermés.