La Cour internationale de Justice fixe le tracé de la frontière entre le Burkina Faso et le Niger

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Siège de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye (Crédit: ONU)
Siège de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye (Crédit: ONU)

Dans une décision rendue mardi 16 avril, la Cour internationale de Justice (CIJ) a délimité les territoires du Burkina Faso et du Niger sur un tronçon représentant plus de la moitié de leur frontière commune.

Ces deux pays avaient saisi conjointement la Cour en 2010, lui demandant de fixer la démarcation dans une zone située au centre de la frontière, suite à un compromis par lequel ils étaient convenus de soumettre à la Cour le différend frontalier qui les opposait.

La Cour internationale de Justice (CIJ) a rendu son arrêt dans cette affaire du différend qui opposait le Burkina Faso et le Niger sur un secteur de leur frontière commune.

Les deux pays se sont déclarés satisfaits par l’arrêt qui permet de fixer le tracé de la frontière suite à ces différends entre ces deux pays qui ont accédé à l’indépendance en 1960 sur l’interprétation des documents hérités de l’ancienne administration coloniale française.

La Cour internationale de Justice

La Cour internationale de Justice (CIJ) est l’organe judiciaire principal de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Elle est composée de quinze juges, élus pour un mandat de neuf ans par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies.

La Cour a son siège au Palais de la Paix, à La Haye (Pays-Bas). C’est le seul des six organes principaux de l’ONU dont le siège ne soit pas à New York.

La Cour a une double mission, consistant, dans les mots mêmes de la CIJ «d’une part, à régler conformément au droit international les différends d’ordre juridique qui lui sont soumis par les États (par des arrêts qui ont force obligatoire et sont sans appel pour les parties concernées) et, d’autre part, à donner des avis consultatifs sur les questions juridiques qui peuvent lui être soumises par les organes de l’ONU et les institutions du système dûment autorisées à le faire.»

Il ne faut pas confondre pas confondre la CIJ, juridiction uniquement ouverte aux États, avec les autres institutions judiciaires, pénales pour la plupart, établies à La Haye et dans sa proche banlieue, comme par exemple le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (ou TPIY, juridiction ad hoc créée par le Conseil de sécurité), la Cour pénale internationale (CPI, la première juridiction pénale internationale permanente, créée par traité, qui n’appartient pas au système des Nations Unies).

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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