Le contrat de soutien opérationnel aux stations terrestres Radarsat-2 a été renouvelé

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Le satellite canadien Radarsat 2 (Photo: Agence spatiale canadienne)
Le satellite canadien Radarsat 2 (Photo: Archives/Agence spatiale canadienne)

Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a annoncé ce vendredi 26 avril le renouvellement d’un contrat de 3,5 millions $ avec la société MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) Ltd., qui assurera un soutien opérationnel aux stations terrestres pour le RADARSAT‑2, sur les côtes Est et Ouest.

«Ce satellite de fabrication canadienne offre des puissantes capacités techniques novatrices qui améliorent la surveillance maritime et des glaces, la gestion des catastrophes, la surveillance environnementale, la gestion des ressources, et de cartographie au Canada et dans le monde », a déclaré à cette occasion le ministre MacKay, ajoutant « Le RADARSAT-2 permet à nos opérateurs nationaux d’accéder aux données en aussi peu que six minutes pour nous aider à exercer la souveraineté du Canada sur ses eaux territoriales, y compris dans le Nord.»

Le contrat, signé à l’origine en mars 2012, dit le communiqué qui accompagne cette annonce, assure un soutien opérationnel aux stations au sol de Masstown (Nouvelle‑Écosse) et d’Aldergrove (Colombie‑Britannique) et inclut des options de renouvellement annuel pendant quatre ans, dont la première a récemment été exercée.

Ces stations de Masstown et d’Aldergrove reçoivent et traitent des données satellites aux fins d’utilisation par les centres régionaux d’opérations interarmées des Forces armées canadiennes.

Ce renouvellement marque aussi, souligne le ministère de la Défense, la conclusion réussie du projet Polar Epsilon qui offre une capacité de surveillance de l’espace, jour et nuit, sur les approches océaniques du Canada.

Le projet Polar Epsilon

Le projet Polar Epsilon des Forces canadiennes a pour but de fournir de meilleures capacités de surveillance en utilisant des images du satellite d’observation de la Terre RADARSAT-2.

Comme son nom l’indique, Polar Epsilon surveille le ciel de l’Arctique, alors que le NORAD surveille le ciel canadien et américain, et que le projet Sapphire, lui, surveillera l’espace au-dessus du continent nord-américain.

Le projet Epsilon comprend les deux nouvelles stations au sol de Masstown, en Nouvelle-Écosse, sur la côte est, et d’Aldergrove,en Colombie-Britannique sur la côte ouest.

Bien qu’elles puissent être utilisées par d’autres ministères ou d’autres organismes, les données du projet Polar Epsilon sont principalement destinées au soutien des opérations militaires.

Polar Epsilon utilise les informations de RADARSAT-2.

Le satellite Radarsat-2 a été lancé le 14 décembre 2007 du cosmodrome de Baïkonour par une fusée Soyuz-FG/Fregat. Il a été placé sur la même orbite que Radarsat-1, lancé en 1995, qu’il suit à 50 minutes d’intervalle.

Radarsat 2 est une version améliorée de Radarsat-1. Il peut émettre en polarisation horizontale ou verticale et sa résolution atteint 3 mètres5. Il est spécialisé dans l’observation des pôles.

Les informations de Radarsat sont utilisées, notamment, pour la surveillance de la région arctique du Canada et des approches maritimes, la détection des navires, et le soutien aux opérations des Forces armées canadiennes.à l’échelle mondiale.

La phase de mise en œuvre du projet Polar Epsilon avait commencé en mars 2009 avec la phase de conception et de construction des deux nouvelles stations terrestres par MacDonald Dettwiler and Associates (MDA),

«Je tiens à féliciter le personnel du projet pour leur travail acharné au cours des huit dernières années », a déclaré pour sa part le vice‑amiral Bruce Donaldson, vice-chef d’état‑major de la Défense, lors de l’annonce, ce vendredi 26 avril, de l’octroi du contrat de soutien opérationnel, ajoutant« Toutes les capacités du projet Polar Epsilon ont été mis en œuvre en économisant 5,7 millions de dollars prévus initialement dans le budget, ce qui témoigne de l’excellent travail accompli par l’Équipe de la Défense. »

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Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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