Le président tchadien croît que les otages français du Sahel sont toujours vivants

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 Le président tchadien Idriss Deby (Photo: Rama, WikiC)
Le président tchadien Idriss Deby (Photo: Archives/Rama/Wikimedia Commons)

Dans un entretien à l’antenne de TV5 monde, enregistré samedi à N’Djamena et diffusé ce dimanche 14 avril, le Président tchadien, Idriss Deby, a exprimé l’opinion que les otages français au Sahel seraient toujours vivants 

«Je pense personnellement qu’il y a des Français vivants entre les mains des djihadistes mais je ne suis pas très sûr que cela soit au Mali», a-t-il déclaré, ajoutant «Dans le nord du Mali, dans le massif des Ifoghas, les armées française et tchadienne sont allées dans tous les recoins et villages. On a fait un nettoyage important. Nous n’avons pas eu des indices de ces otages.»

Idriss Deby refuse toujours de reconnaître Djotodia

Par ailleurs, dans le même entretien, le président tchadien, que certains accusent d’avoir «lâché» le président centrafricain François Bozizé après l’avoir soutenu depuis son arrivée au pouvoir, a affirmé qu’il était «un allié du peuple centrafricain, pas de la personne du président Bozizé».

Toutefois, même après sa désignation au poste de président intérimaire de la République Centrafricaine par le Conseil de Transition, il refuse de reconnaître la prise de pouvoir de Michel Djotodia: «Je ne le reconnais pas comme le nouveau Président. C’est une question de principe», ajoutant, nous ne pouvons pas reconnaître un président qui s’est autoproclamé.

Idriss Deby a rappelé à cette occasion que plusieurs soldats africains, «des Tchadiens, des Camerounais, des Gabonais ou des Congolais ou autres sont morts pour la restauration de la paix dans ce pays», déplorant être «très loin d’atteindre les objectifs avec la situation à laquelle nous sommes arrivés aujourd’hui.»

Le retrait du Mali pour bientôt

Sur la présence des forces tchadiennes au Mali, le président Deby a aussi déclaré que la «guerre face à face avec les jihadistes est terminée».

«L’armée tchadienne n’a pas de compétence réelle pour faire face à une nébuleuse. Les soldats tchadiens vont retourner au Tchad. Ils ont accompli leur mission», a-t-il dit.

«Nous avons déjà procédé au retrait du bataillon d’appui lourd qui a déjà quitté [samedi 13 avril]Kidal pour rentrer au pays. Le reste des éléments, progressivement, vont rentrer au pays», a également ajouté le président, sans donner de date précise.

«Si l’ONU en fait la demande, le Tchad mettra à disposition de l’ONU des soldats tchadiens», au Mali, a toutefois précisé le président tchadien.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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