Le renseignement militaire confirme que la Corée du Nord peut lancer des missiles nucléaires

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Simulation d'un lancement de missile (Photo : Archives/ caporal Benjamin R. Reynolds, US Marine Corps)
Simulation d’un lancement de missile (Photo : Archives/ caporal Benjamin R. Reynolds, US Marine Corps)

Le renseignement militaire américain (la Defense Intelligence Agency) a conclu avec une «certitude raisonnable» que la Corée du Nord a bel et bien la capacité de lancer des missiles balistiques dotés d’armes nucléaires, bien que les armes ne seraient probablement peu fiables, ont indiqué des responsables de du renseignement ce jeudi 11 avril.

Mise à jour du 11/04/13 à 21h30

Démenti du Pentagone

Après qu’à l’audience d’aujourd’hui du Comité des Forces armées de la Chambre des représentants un membre du Comité, le républicain Doug Lamborn, eut cité un rapport du renseignement militaire qui affirmait que la Corée du Nord était en mesure de lancer un missile nucléaire, le porte-parole du Pentagone, George Little, a apporté un démenti dans un bref communiqué publié plus tard.

Voici l’intégralité du communiqué de George Little:

«À l’audience du Comité des Forces armées de la Chambre des Représentants sur le budget de la Défense aujourd’hui, un membre du Comité a lu un passage non-classifié d’un rapport sur les capacités nucléaires nord-coréennes. Je ne peux pas parler de tous les détails d’un rapport qui est classifié dans son intégralité, mais il serait inexact de dire que le régime nord-coréen a entièrement testé, développé ou fait la démonstration des types de capacités nucléaires référencées dans le passage. Les États-Unis continuent de suivre de près le programme nucléaire nord-coréen et appelle la Corée du Nord à honorer ses obligations internationales.»

Une étude datée du mois dernier de la Defense Intelligence Agency (DIA) est arrivée à cette conclusion qui donne froid dans le dos et illustre l’importance des enjeux qui entourent l’escalade des tensions dans la péninsule coréenne.

La conclusion de l’évaluation a été rendue publique lors d’une d’une audience du Comité des forces armées de la Chambre des représentants.

«La DIA évalue avec une certitude raisonnable que le Nord dispose actuellement d’armes nucléaires qui peuvent être «livrés» par missiles balistiques, mais la fiabilité sera faible», a déclaré un membre du Comité de la Chambre, le représentant républicain du Colorado, Doug Lamborn, citant le rapport de la DIA intitulé «Évaluation de la menace dynamique 8099: la Corée du Nord programme d’armes nucléaires (mars 2013 ).»

Un responsable américain a plus tard déclaré que la citation rapportée par Lamborn était dans une section de l’étude qui avait été marquée par erreur «non classifiée».

Interrogé pour savoir s’il était d’accord avec l’évaluation, le général Martin Dempsey, chef d’État-major interarmées des États-Unis a refusé de commenter, disant qu’il n’avait pas vu le rapport.

Les experts, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement américain, ne s’entendent pas sur l’évaluation de la capacité de la Corée du Nord de concevoir et de fabriquer un engin nucléaire qui serait assez petit pour servir de tête de missile.

Certains experts croient que les Nord-Coréens sont capables de construire un dispositif nucléaire qui pourrait être monté sur les vieux modèles de missile de portée intermédiaire, mais d’autres experts ne sont pas d’accord.

Le consensus au sein du gouvernement américain était jusqu’à maintenant que la Corée du Nord n’avait pas encore d’un dispositif nucléaire qui pourrait être monté sur des missiles à longue portée qui pourraient en théorie atteindre les territoires américains.

Interrogé lors de la même audience aujourd’hui, le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel a déclaré qu’il ne croyait pas que la Corée du Nord ait la «capacité en ce moment» de frapper les États-Unis avec un missile à longue portée.

Mais un responsable de la Défense a nuancé ces propos en précisant que, dans cette déclaration, le secrétaire américain ne parlait que du territoire continental

Les responsables américains s’accordent à dire que, s’ils ne peuvent peut-être pas encore atteindre le continent américain, les missiles peuvent en revanche atteindre l’île de Guam, un territoire américain dans le Pacifique, et les États américains d’Hawaii et de l’Alaska.


Le représentant Lamborn interroge le secrétaire à la Défense et le général Dempsey le 11 avril (Vidéo : Doug Lamborn)

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. IL faut faire attention aux rumeurs de la Coré du nord mais ils ont réussis a envoyé un missile dans l'espace non contrôler et j'aimerais pas qu'un pays reçoive quand même un missile qui serais une bombe sale je penses que la Coré du sud dois prendre la décision avec ses alliés d'agir maintenant