L’Écosse indépendante serait prête à accueillir des bases de l’OTAN, mais sans armes nucléaires

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Le premier ministre Alex Salmond veut voir une Écosse indépendante libre de sous-marins chargés de missiles nucléaires, mais se dit ouvert à l’hébergement de bases de l’OTAN si elle n’abrite pas d’armes de destruction massive.

En tant que leader du Parti national écossais (SNP), parti qui forme la majorité Parlement écossais à Édimbourg, le premier ministre écossais avait annoncé le mois dernier, que le 18 septembre 2014, les Écossais aurait la chance de décider s’il veulent se séparer ou non du le Royaume-Uni après plus de 300 ans d’union.

Une Écosse débarrassée des sous-marins britanniques Trident britanniques nucléaires est un objectif de longue date de la SNP.

La base navale base navale de Clyde (Her Majesty’s Naval Base (HMNB) Clyde),en Écosse, est une des trois bases opérationnelles de la Royal Navy.
Elle est notamment connue comme base sous-marine pour les , les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, les SNLE de la force nucléaire du Royaume-Uni . Elle accueille à partir du début des années 2010 l’ensemble des sous-marins britannique.

La base sous-marine est composée de nombreux sites distincts, les deux principaux étant :

  • Faslane, à 40 kilomètres de Glasgow ;
  • RNAD Coulport, au bord du Loch Long, environ 13 km à l’ouest de Faslane.
Sous-marin britannique de classe Trident en Écosse (Photo: Royal navy)

Mais, dans une interview accordée à l’agence Reuters à New York jeudi 4 avril, Salmond a dit qu’il ne voulait pas s’engager dans ce débat sur la présence de bases militaires étrangères en territoire écossais avant le référendum de septembre 2014, mais a précisé qu’il était dans les plans du SNP que l’Écosse devienne membre de l’OTAN.

«Le choix en termes de politique est d’être un membre non-nucléaire de cette organisation», a-t-il dit, ajoutant : «Ainsi donc, si nous parlons d’une base non-nucléaire, alors bien sûr que ce serait quelque chose qui serait possible dans un accord [avec l’OTAN].»

En février dernier, le gouvernement britannique dirigé par le Premier ministre conservateur David Cameron a mis déclaré dans un avis juridique que l’Écosse indépendante ne pourrait être membre de l’OTAN ou de l’Union européenne(UE).

Salmond a déclaré toutefois que la candidature de l’Écosse à l’UE serait un de ses premiers actes après un succès du référendum. Il a prédit l’entrée de l’Écosse indépendante dans l’UE en 2016.

Alex Salmond est actuellement aux États-Unis pour promouvoir la cause de l’indépendance écossaise et promouvoir aussi l’investissement pour soutenir l’économie de la nation de 5,2 millions d’habitants.

Il cherchera, dit-il, à présenter une vision politique étrangère distincte lors de sa visite à Washington la semaine prochaine à l’occasion de laquelle il rencontrera les législateurs américains.

Salmond a déclaré que ni lui ni Washington n’avait abordé la question d’une base militaire américaine en Écosse, advenant l’indépendance, mais le SNP a eu des discussions avec les représentants américains au sujet de l’adhésion d’une Écosse indépendante à l’OTAN.

Quant aux sous-marins, le premier ministre écossais fait valoir que la contribution annuelle de l’Écosse de 180 millions de livres (275 millions de dollars) pour aider à maintenir les sous-marins serait mieux dépensé ailleurs.

Pendant ce temps, jeudi 4 avril, le premier ministre britannique David Cameron pour sa part a visité l’Écosse où il a accueilli l’équipage d’un sous-marin Trident, de retour de mission.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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